Vendredi 26 mai 2017 | Dernière mise à jour 02:37

Hommage Olivier Guéniat, mort d'un policier humaniste

Commandant de la police judiciaire neuchâteloise mais aussi expert reconnu en matière de sécurité, l'homme a été retrouvé mort, hier à son domicile. Hommage.

Image: Laurent Crottet

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Dans les rédactions romandes, c’est à lui qu’on pensait en premier dès qu’il fallait contacter un spécialiste pour commenter une actualité policière ou sécuritaire. Et lui était toujours disponible pour partager son expertise.

Hier après-midi, la police cantonale neuchâteloise a communiqué le décès d’Olivier Guéniat, son chef de la Judiciaire. L’homme né en 1967 a été retrouvé en début d’après-midi sans vie dans son domicile de Fresens (NE). «L’intervention d’un tiers semble exclue et tout laisse penser que le défunt a mis fin à ses jours», précise le texte. Une enquête a néanmoins été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances du décès.

Émotion

«Vive admiration», «Très large sympathie»: les mots du porte-parole Pierre-Louis Rochaix illustrent le degré d’émotion que la disparition d’Olivier Guéniat suscite au sein des autorités neuchâteloises.

Et pas seulement. Figure de référence dans le monde de la sécurité, il l’était aussi devenu aux yeux du grand public. Auteur de livres, chroniqueur dans les médias – dont «Le Matin» durant quelques années –, enseignant, il savait distiller ses analyses et idées pour les rendre accessibles aux non-initiés dans des domaines aussi complexes que sensibles: drogues, addictions, délinquance juvénile, etc.

Propositions chocs

Docteur en sciences forensiques, en Police scientifique et criminologie de l’Université de Lausanne, Olivier Guéniat a fait sa carrière dans les polices neuchâteloise et jurassienne. Ses compétences l’ont aussi amené à siéger dans les Commissions fédérales pour l’enfance et la jeunesse, ainsi que pour les questions liées aux addictions. Sportif, attaché à l’arc jurassien, l’homme savait expliquer, mais aussi débattre, voire provoquer. À l’image de sa position pour une régulation du cannabis – et non pas dépénalisation, nuance importante – ou sa proposition de prélever l’ADN de tous les requérants d’asile.

Humainement très apprécié, professionnellement respecté, Olivier Guéniat laisse un vide dans un monde où ce genre de figure détonnait souvent. (Le Matin)

Créé: 16.05.2017, 08h07


Sondage

Aimeriez-vous travailler à temps partiel?




Publicité

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.