Vendredi 30 septembre 2016 | Dernière mise à jour 10:16

Prévention Bière interdite dans les gradins!

Les cantons planchent sur une restriction drastique de l'alcool dans les stades et les patinoires. Pas question, répondent les directeurs de Genève Servette et de Fribourg Gottéron.

La vente de bières est une recette importante pour les clubs.

La vente de bières est une recette importante pour les clubs. Image: Andy Mueller/Freshfocus

Soutenez-vous cette interdiction d’alcool?

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les fans de football et de hockey sur glace devront-ils ne boire que de l’eau ou du thé une fois dans les gradins? Pour lutter contre la violence, la pression politique monte pour faire interdire la vente d’alcool dans les stades suisses de ligues supérieures. Ainsi, selon SonntagsBlick, la Conférence des directrices et directeurs des Départements cantonaux de justice et police (CCDJP) planche sur une restriction drastique.

Elle veut interdire la bière courante dont le taux d’alcool est entre 4,5% et 6%. Seules les bières avec un maximum de 3% seraient autorisées. Par contre, les zones VIP pourraient continuer à servir librement de l’alcool. Cité par le journal alémanique, le secrétaire général de la CCDJP, René Schneeberger, justifie cette évolution: «Dans les émeutes qui touchent le monde du football et du hockey, l’alcool est souvent aussi de la partie.» Une décision définitive à ce sujet devrait intervenir en novembre lors de l’assemblée générale des directeurs cantonaux.

L’interdiction viserait principalement les clubs de football et de hockey sur glace. Les seconds, dont les finances dépendent largement des brasseurs, seraient les plus touchés. Mais Raphaël Berger, directeur du HC Fribourg Gottéron, prend cette nouvelle avec recul: «C’est dans l’air depuis quelques temps déjà, mais ce n’est pas la meilleure chose à faire. 90% des gens qui viennent à nos matches boivent une seule bière et ne posent aucun problème. Il faut recadrer la question de la violence. Elle réside dans l’absence de répression de certaines personnes qui, souvent en bande, agissent dans l’impunité. C’est de ceux-là qu’il faut s’occuper.»

Son confrère Christophe Stucki, directeur du HC Genève Servette est aussi sceptique: «Les cantons ont une certaine latitude pour appliquer le concordat intercantonal. A Genève, nous n’allons pas dans le sens d’une quelconque interdiction. Le hooliganisme est d’abord un problème de société, qui s’exprime hors et, hélas, aussi dans les stades. S’il fallait renoncer à l’alcool au stade, je ne dis pas que les clubs mourraient, mais qu’il faudrait prendre des mesures extrêmes qui réduiraient la qualité du spectacle.»

Public à deux vitesses

Raphaël Berger partage cet avis: «Avec 6000 à 7000 personnes par match, le secteur restauration rapporte beaucoup d’argent au club. Je ne vois pas non plus un public à deux vitesses. Comment expliquer au grand public que l’alcool leur est interdit, mais que les VIP, où l’on trouve justement les politiques, ont le droit d’être servis?» Et le Fribourgeois de conclure: «On ressent un trop grand décalage entre la réalité du stade et certaines décisions.» (Le Matin)

(Créé: 01.10.2012, 07h16)

Sondage

Faut-il introduire la préférence indigène lors des embauches?




Offres spéciales - Pour s'offrir ou pour offrir, les idées sont là !

Jetons

Services
  • Pratique et économique, commandez vos jetons

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.