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Une «Bikini-Krise» agite la Berne fédérale

Humeur

Véridique. Au plus chaud de l’été, les fonctionnaires fédéraux remettent à l’ordre les journalistes qui font sécher leurs maillots de bain à la fenêtre. Même l'honorable NZZ s’en amuse.

Un commentaire par: Xavier Alonso. Mis à jour le 10.08.2012 11 Commentaires
Après les bikinis, c'est un drapeau national et des classeurs fédéraux qui décorent la façade du centre de presse.

Après les bikinis, c'est un drapeau national et des classeurs fédéraux qui décorent la façade du centre de presse.

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«C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane/A l'Italie/ Il y a du linge étendu à la fenêtre/Et c'est joli…» Visiblement la chanson mythique de Nino Ferrer (Le Sud) n’est pas du goût de tous les fonctionnaires fédéraux.

Ainsi au plus chaud de l’été, la Chancellerie fédérale n’a pas hésité à tancer les journalistes du Palais fédéral et lancé la véritable affaire de l’été dans le landerneau fédéral. Même la très sérieuse NZZ n’a pas manqué d’y consacrer un article mardi dernier sous un titre évocateur: «die Bikini-Krise»!

Mais qu’est-ce que cette «Bikini-Krise»? Alors que le secret bancaire agonise, des maillots de bain d'un type scandaleux – un deux pièces pour dames - ont en effet été mis à sécher sur les fenêtres à midi. La réaction n’a pas tardé: le chef de la sécurité du centre de presse a été prié de remettre à l’ordre les indélicates. Le mail est limpide: «les fenêtres du Centre de presse ne sont pas des étendoirs». Le fonctionnaire motive même son ordre: «pour des raisons d’esthétisme évident».

Berne, ce n’est pas le Sud! Dommage, la chanson est belle.

Pourtant, l’incitation à la faute vient de l’Administration fédérale elle-même. En effet, la «home page» du site du parlement fédéral montre une magnifique vue du Palais fédéral, prise depuis la piscine du Marzili, avec au premier plan un enfant en train de plonger. «Piscine or not piscine ?», se demandent ainsi les journalistes?

Le gauchisme mainstream a-t-il encore frappé?

Quoi qu’il en soit, la riposte esthétique n’a pas tardé. Drapeau national, veston sombre, classeurs fédéraux et Code pénal sont désormais exposés avec ostentation à l’une des fenêtres du Centre de presse. L’instigateur de ce forfait, dont nous tairons l’identité mais chacun se doute ici que c’est un «welsche», n’a pas voulu encore revendiquer son acte.

Provocation d’un journaliste «gauchiste mainstream» ou acte de patriotisme d’un libre penseur de droite? La NZZ répondra peut-être à cette question dans un prochain article: «Die Bikini-Krise zwei!»

Créé: 10.08.2012, 14h16

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11 Commentaires

Clitis Wood

10.08.2012, 15:14 Heures
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je trouve aussi qu'on n'étend pas du linge sur son lieu de travail, et encore moins sur des beaux bâtiments... les journalistes feraient bien de pondre des articles intéressants, sans fautes d'orthographe, au lieu d'aller se baigner... Répondre


Raoul Volfoni

10.08.2012, 15:41 Heures
Signaler un abus 20 Recommandation 0

C'est quand même la moindre des choses de se rendre compte qu'il ne faut pas étendre son linge à la fenêtre de son lieu de travail. Perso, ça ne me viendrait même pas à l'idée (et mon boss n'apprécierait pas trop). C'est encore plus vrai quand il s'agit du siège des autorités supérieures de notre pays. Il y a quand même un peu de dignité à avoir, à moins que ça ne soit simplement du bon sens Répondre



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