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Beaucoup de boulot, peu de dodo

Economie

Selon des chiffres publiés hier par l’Office fédéral de la statistique, les Suisses travaillent plus de 41 heures par semaine.

Mis à jour le 28.05.2013 56 Commentaires

Image: Bjurling, Hans/Gettyimages

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Elles ont crû de 0,4% par rapport à l'année précédente, principalement en raison d'une progression de 1,5% du nombre d'emplois.

Cette progression a été en partie absorbée par une durée annuelle moyenne effective de travail par emploi en baisse de 1%, relève l'OFS dans son étude SVOLTA (Statistique du volume du travail) publiée lundi. Pour les emplois à plein temps, la durée annuelle effective du travail - soit corrigée des heures supplémentaires et heures d'absence - ressort ainsi à 1912 heures.

La durée effective hebdomadaire par emploi a diminué de 0,8% et le nombre moyen de semaines d'occupation par emploi a baissé de 0,3% à 46,5 semaines. Mais il y a eu l'année dernière davantage de jours fériés tombant sur un jour ouvrable qu'en 2011, ce qui explique partiellement ce recul.

Durée hebdomadaire stable

La durée hebdomadaire effective du travail pour les salariés à plein temps est pour sa part restée pratiquement stable depuis cinq ans, à 41 heures 23 minutes ( 1 minute par rapport à 2007). La durée contractuelle moyenne - soit non pondérée des heures supplémentaires et d'absence - a légèrement baissé sur ce lustre, de 2 minutes à 41 heures 47 minutes.

Le secteur primaire (agriculture, sylviculture) présente toujours la charge de travail effective la plus élevée par semaine, avec une moyenne de 45 heures et 23 minutes l'année dernière pour les salariés à plein temps. L'ensemble des autres activités est nettement plus proche de la moyenne.

Absentéisme relativement faible

L'absentéisme reste dans l'ensemble relativement faible, et en grande partie compensé par les heures supplémentaires. Chez les salariés à plein temps, les heures d'absence ont ainsi affiché l'année dernière un taux de 3,8%, pour un taux d'heures supplémentaires de 2,8%.

Le seul taux d'absence pour raison de santé - maladie ou accident - des salariés à plein temps s'inscrit pour sa part à 2,8%. Ce taux est toutefois fortement lié au niveau de qualification de la profession, et s'étend de 2% voire légèrement moins pour les activités les plus qualifiées à près de 4% dans les professions élémentaires.

Davantage de vacances

La durée des vacances, calculée pour sa part sur la base de l'enquête sur la population active (ESPA), a de son côté légèrement augmenté, s'inscrivant l'année dernière en moyenne à 5 semaines ( 0,1 semaine par rapport à 2007). Cette progression s'inscrit dans la tendance observée sur le plus long terme, note l'OFS.

Les salariés à plein temps les plus âgés, avec 5,5 semaines en moyenne pour les 50-64 ans, et les plus jeunes, avec 5,2 semaines pour les 15-19 ans, sont ici mieux lotis que les 20-49 ans, qui doivent se contenter de 4,8 semaines.

En Suisse, trop de travail, pas assez de loisirs?

(ats/Le Matin)

Créé: 27.05.2013, 19h53

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56 Commentaires

Carlos Lopez

28.05.2013, 08:14 Heures

C'est vrai que 6 semaines de vacances, nous pouvions nous le permettre. Quelques économies non-négligeables sur les dépressions, les burn-out, une rentabilité d'un employé accrue grâce au repos. Par contre, nous avons vu les dégâts des 35 heures. Donc, il faut en tirer les leçons. Les horaires devraient être, parfois, plus variables. Répondre


Christophe Main

28.05.2013, 11:52 Heures

Le nombre d'heures de travail importent infiniment moins que l'ambiance de travail, la qualité du lieu de travail et des conditions de travail, la qualité des rapports hiérarchiques, la confiance, la reconnaissance, etc. C'est clair que lorsque tout cela est merdique, le nombre d'heures passées dans cet environnement malsain entre aussi en ligne de compte. Répondre



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