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Les cas d’abus sexuel de patientes encore trop fréquents

Tabou

La Fédération des médecins suisses met en garde: encore trop de patientes sont victimes d'abus sexuels de la part de leur médecin. Toutes les spécialités sont touchées.

Mis à jour le 11.05.2012 14 Commentaires
Selon la FMH, 80% des auteurs de tels actes seraient des récidivistes.

Selon la FMH, 80% des auteurs de tels actes seraient des récidivistes.
Image: Keystone

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Les cas de patientes abusées sexuellement par leur médecin sont beaucoup trop fréquents, s’inquiète la FMH. Brisant ce qui reste un tabou au sein du corps médical, la Fédération des médecins suisses (FMH) annonce des mesures qui seront soumises à la prochaine Chambre médicale, le parlement de la FMH.

Les statistiques sont rares, mais toutes celles qui ont été établies chiffrent à plus de 10% la part des praticiens concernés par des accusations d’abus sexuels. Le taux atteint 15% des psychiatres, gynécologues ou généralistes, mais toutes les spécialités sont touchées, déclare Christine Romann, membre du comité central de la FMH.

Plus inquiétant, selon elle, 80% des auteurs de tels actes seraient des récidivistes. Dans son éditorial parue cette semaine dans le Bulletin de la FMH, la responsable du Domaine Promotion de la santé et prévention se base sur des chiffres des Etats-Unis. «En Suisse on sait peu de choses dans la mesure où tout est cantonal», regrette-t-elle.

Et dans certains cantons, on passe carrément à côté du problème, alors que le médecin cantonal, respectivement le Département de la santé, est l’autorité de surveillance. La qualité des procédures - de contrôle, de retrait ou d’octroi du droit d’exercer - est «très inégale, comme le montre l’exemple d’un médecin cantonal qui ignorait tout de ses tâches dans ce domaine», écrit le Docteur Romann.

La FMH a décidé de réagir. Son assemblée des délégués a ainsi adopté à une très large majorité les propositions d’un groupe de travail mis sur pied il y a près de deux ans par le comité central. Il s’agit d’intervenir sur la formation de base et continue, ainsi que sur le code de déontologie afin que les intérêts de la victime soient mieux considérés. (ats/Newsnet)

Créé: 11.05.2012, 11h36

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14 Commentaires

Pierre Duniton

11.05.2012, 12:25 Heures
Signaler un abus 15 Recommandation 0

Le problème essentiel est l'incapacité de notre Gouvernement à enfin mettre en place un oragane de surveillance totalement indépendant. Le désastre de la LAMal perdurera tant que les citoyens auront l'obligation de financer ce système dont on constate chaque qu'il n'a jamais été sous contrôle. Une vraie honte. Répondre


Où allons nous ?

11.05.2012, 14:48 Heures
Signaler un abus 5 Recommandation 0

Statistique effrayante: entre 10 % à plus de 15 % dans certaines spécialités ! Ajoutez à cela que 36 % des hommes trompent leurs femmes et 28 % des femmes trompent leurs maris. Rajoutez que 15 % des Suisses (se)s souffrent du dos, que 3 % touchent l'AI, que...etc, etc...Y-a-t-il encore un(e) habitant(e) normal(e) dans ce pays ? Répondre



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