Dimanche 4 décembre 2016 | Dernière mise à jour 08:55

Excès Cocktail à risques pour nuit blanche

Alcool, cannabis, cocaïne, ecstasy… Les mélanges sont toujours de la fête. Mais les consommateurs ont davantage conscience des dégâts potentiels.

«Nous avons constaté une diminution de 20% environ des personnes qui mélangent». Alexander Bücheli, spécialiste de la prévention contre les drogues de la Ville de Zurich

«Nous avons constaté une diminution de 20% environ des personnes qui mélangent». Alexander Bücheli, spécialiste de la prévention contre les drogues de la Ville de Zurich Image: Israel Leal

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 Un paquet de cigarettes, quatre joints ou sept bières… Pour les fêtards, la nuit blanche est propice à tous les excès et à tous les mélanges. L’Institut suisse de recherche sur la santé publique et les addictions (ISGF), de l’Université de Zurich, vient de publier les résultats d’une étude menée de 2011 à 2013 dans divers clubs et bars des deux côtés de la Sarine, rapporte Schweiz am Sonntag.

Sur la base de 2384 entretiens, l’ISGF a pu dégager un profil de la consommation des nuits festives. En moyenne, un fumeur consomme 19 cigarettes, un amateur de joints quatre pétards, un buveur d’alcool descend l’équivalent de 7 consommations, le cocaïnomane ou l’amateur d’amphétamine en prend un gramme et, pour l’ecstasy, ce sont 2 pilules.

Coauteur de l’étude, membre de Safer Nightlife Suisse, Alexander Bücheli tient à préciser qu’elle «n’est pas représentative de la population en général ou de population de la fête, ce sont des gens qui viennent à un stand d’information et avec lesquels nous avons une discussion personnelle sur leur consommation».

Alcool omniprésent

L’enquête met surtout en lumière les mélanges. Deux tiers des personnes interrogées admettent un cocktail qui associe deux, trois, voire davantage de substances. Pour un bon tiers, il s’agit de l’alcool et du cannabis. L’alcool est d’ailleurs présent dans presque tous les cas de figure.

Cette polyconsommation augmente les risques sanitaires. Le duo alcool-cannabis peut provoquer des nausées, des vomissements et des crises d’angoisse. Les amphétamines et la cocaïne retardent les effets de l’alcool, d’où la tendance à surconsommer. Les effets indésirables sont les troubles du rythme cardiaque, la déshydratation, les attaques de panique ou les crises de paranoïa. Mais, malgré le développement de la vie nocturne et la multiplication des produits sur le marché, la tendance au mélange est à la baisse. «Nous observons cette population depuis 2004, note Alexander Bücheli, et nous avons constaté une diminution de 20% environ des personnes qui mélangent. On peut dire que les gens consomment d’une manière moins risquée.»

Cette étude a été réalisée en Suisse alémanique et pour un quart environ en Suisse romande. Un programme «prevention-nightlife» comme Nuit Blanche à Genève, qui existe depuis 2005, mène une «action de réduction des risques liés à la consommation de substances psychoactives». Sur le site de Nuit Blanche, on trouve d’ailleurs un drug checking avec toute une série de pilules ecstasy ou autres actuellement sur le marché. Avec de multiples mises en garde pour ne pas finir dans un bad trip. (Le Matin)

(Créé: 09.02.2015, 11h55)

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