ACCUEIL 28.11.2014 Mis à jour à 14h22

Encore un membre de l'UDC qui dérape

Racisme

Une semaine après les déclarations d’Alexander Müller, un garde du corps de Christoph Blocher estime qu’il faudrait faire sauter 300 centres d’accueil pour requérants.

Par Victor Fingal. Mis à jour le 02.07.2012
Beat Mosimann, qui aimerait siéger au Grand Conseil soleurois sous l’étiquette UDC en 2013, a été garde du corps de Christoph Blocher lors de meetings.

Beat Mosimann, qui aimerait siéger au Grand Conseil soleurois sous l’étiquette UDC en 2013, a été garde du corps de Christoph Blocher lors de meetings.

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Ses déclarations sur Facebook et dans la rubrique des lecteurs de «Blick» donnent le frisson. Beat Mosimann, qui aurait aimé siéger au Grand Conseil soleurois sous l’étiquette UDC en 2013, est persuadé entre autres qu’il faudrait nourrir les requérants d’asile avec moins de 1000 calories par jour (le minimum vital à terme se situe autour des 2500 calories). Ses propos xénophobes qui surviennent une semaine après ceux d’un autre politicien du parti agrarien, le Zurichois Alexander Müller, ont provoqué un véritable tollé en Suisse alémanique. Walter Wobmann, président de l’UDC soleuroise, a exigé et obtenu la démission du parti du fauteur de troubles.

Beat Mosimann, profession garde du corps, dirige une entreprise de vigiles à Obergerlafingen (SO). Il a déjà protégé Christoph Blocher lors de meetings où le tribun craignait des attaques de l’extrême gauche. Sur le réseau social, il s’est déclaré favorable à faire sauter 300 centres d’accueil destinés aux candidats à l’asile, révèle «Der Sonntag».

De son point de vue, il manque une base légale pour pouvoir tirer, si nécessaire, sur les requérants. La liste de ses dérapages est longue: ils n’épargnent ni les Noirs, des personnes «très pigmentées inutiles à l’économie publique», ni les Juifs, «qui dominent le monde de la finance».

Sur Facebook, l’ex-UDC se targue de posséder plus de 700 amis. Parmi eux, des personnalités aussi diverses que Natalie Rickli, conseillère nationale (UDC/ZH), qui l’avait félicité pour son anniversaire mais lui a retiré, depuis le scandale, son amitié. D’autres, que nous avons atteints hier – Thomas Minder, sénateur schaffhousois indépendant, Ruedi Noser, conseiller national (PLR/ZH), ou Jean-François Rime, conseiller national (UDC/FR) –, ont tous déclaré n’avoir aucun lien avec le personnage décrié.

Les dérapages survenus coup sur coup au sein de l’UDC ternissent sérieusement l’image du parti. Walter Wobmann veut faire le ménage. Mais Oskar Freysinger, conseiller national valaisan, estime que ce n’est pas si simple: «Tant qu’un membre de l’UDC n’a pas posé sa candidature à un mandat politique, aucune enquête n’est menée sur des éventuels dérapages qu’il aurait commis.» De plus, le Valaisan rappelle que les protocoles d’exclusion diffèrent d’un canton à l’autre. «Si un cas de ce genre se produisait chez nous, il serait renvoyé du parti de suite. Nous n’attendons pas une éventuelle démission de sa part.»

Oskar Freysinger critique aussi vertement Toni Brunner, président de l’UDC, qui se lave les mains en arguant que les décisions doivent être prises par les sections locales. «Une exclusion de ce type doit survenir très rapidement, sans tergiversation. Sinon, ce genre d’affaire nuit beaucoup à l’image du parti.» (Le Matin)

Créé: 02.07.2012, 10h09

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