Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 09:33

Avions de combat Le Gripen devrait recevoir le coup de grâce

Les parlementaires de la sous-commission de sécurité chargée d’enquêter sur la procédure d’évaluation du Gripen se rencontrent mercredi. Les conclusions de leur rapport final devraient être fatales à l’avion suédois.

Deux Gripen en démonstration .

Deux Gripen en démonstration . Image: Keystone

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L‘affaire Gripen!

En novembre 2011, le Conseil fédéral décide vouloir acheter 22 Gripen à l’avionneur suédois Saab pour un montant de 3,1 milliards. Ces avions doivent remplacer la flotte vétuste des Tiger.
Le Rafale du français Dassault et l‘Eurofighter du consortium européen EADS étaient également en lice. Et depuis lors, les épisodes n’ont pas manqué à ce feuilleton militaire et industriel.
Lettre anonyme dénonçant des trucages dans l’évaluation, incertitudes des qualités de l’avion via des indiscrétions dans la presse, mise en cause des surcoûts occasionnés par le montage final de l’avion par RUAG, avertissements répétés du Conseil fédéral des sacrifices budgétaires dans d’autres départements

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«Les conclusions du rapport sont assez précises pour remettre en cause le processus d’achat du Gripen.» Selon ce proche du dossier, l’avion de combat suédois Gripen a plus jamais du plomb dans l’aile.

C’est ce mercredi que les parlementaires de la sous-commission de sécurité chargée d’enquêter sur la procédure d’évaluation du Gripen se rencontrent et mettent le point final au rapport qu’ils présenteront au reste de la commission de politique de sécurité du Conseil national le 21 août. Le document sera ensuite transmis au Conseil fédéral.

Une rédaction ardue

La rédaction du rapport a été ardue, selon nos informations, car chaque mot a été pesé afin de permettre à chacun des intervenants de ce dossier une sortie honorable. Le rapport final exprime donc ce paradoxe mis en lumière depuis quelques semaines déjà: aucune des accusations contenues dans la lettre anonyme qui avait motivé cette enquête n’a pu être établie, par contre, un épais mystère demeure: Pourquoi le Conseil fédéral a-t-il choisi le Gripen, alors qu’il était clairement le moins bon des trois avions en lice?

L’hypothèse que le gouvernement a jeté son dévolu sur l’avion le moins cher, car chaque conseiller fédéral a voulu limiter les sacrifices envisagés dans son département, est la thèse en circulation dans la Berne fédérale.

La sous-commission, elle, ne livrera ni des hypothèses ni des conjectures. Elle formulera explicitement, ou implicitement, que l’exercice Gripen doit être stoppé et la procédure d’achat d’un nouvel avion abandonné, ou pour le moins reprise à zéro avec les mêmes avionneurs.

Les hésitations suédoises

Ce énième rebondissement à venir ne surprend pas les spécialistes de l’aviation militaire. Ainsi comme le révèle aujourd’hui la Basler Zeitung, la Suède hésite désormais développer une nouvelle version du Gripen: elle ne le fera pas à tout prix. Les déclarations récentes du ministre suédois de la défense Karen Enström sont en contradiction avec les positions d’Ueli Maurer qui assurait le prix fixe et les dates de livraison du Gripen.

Ainsi dans la revue internationale de référence Aviationweek (numéro de juillet), le ministre suédois est formel: le calendrier de construction de la version E/F du Gripen n’est pas encore fixé et la Suède ne pourra supporter seule les coûts de développement de l’avion: elle a besoin d’un pays partenaire.

Dans ces conditions s’achemine-t-on vers l’ouverture d’une nouvelle procédure d’achat? Pourtant Ueli Maurer n’a cessé durant toute cette affaire de clamer que ce sera «le Gripen ou pas d’avion du tout».

Le président de la sous-commission l’UDC schaffhousois Thomas Hurter n’entend faire aucun commentaire. Autre membre de la commission d’enquête, l’UDC neuchâtelois Yvan Perrin livre néanmoins une analyse: «Dans la situation actuelle, Ueli Maurer ne pouvait dire autre chose. Mais comme disait Bismarck, un ultimatum est la dernière étape avant une nouvelle négociation!» (nxp)

(Créé: 08.08.2012, 06h19)

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