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M. Anti-clopes est accro à la liberté

Suisse

A 67?ans, l’activiste genevois Jean Barth vient de lancer une initiative populaire pour interdire les fumoirs. Il prend également la défense des ours, des loups et des lynx.

Par Valérie Duby. Mis à jour le 21.06.2012
Depuis ses 20 ans, Jean Barth est de tous les combats.

Depuis ses 20 ans, Jean Barth est de tous les combats.
Image: Christian Bonzon

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Il n’avoue qu’une seule et unique addiction: le chocolat au lait aux noisettes. «Je dois faire attention», confie Jean Barth. A 67?ans, l’homme qui a banni la fumée des établissements publics de la Cité de Calvin refait parler de lui, mais cette fois au niveau national. Lundi, il a lancé une initiative populaire «Pour une protection de la santé contre la fumée passive». Le texte prévoit notamment la suppression des fumoirs.

Cet ancien athlète de compétition a désormais 18?mois pour récolter 100?00 signatures valables. Et il paraît confiant: «En dix ans, la mentalité a changé. Il n’y a qu’à voir tous ces gens qui sortent sur leur balcon pour fumer!» Physiothérapeute à la retraite, le Genevois n’a jamais touché une cigarette de sa vie. Il n’a jamais non plus adhéré à un parti. «La politique politicienne, non merci!» S’il se bat, dit-il, c’est avant tout pour la liberté. «Celle de ne pas être intoxiqué par les fumeurs. On ne demande rien d’autre que le respect des recommandations de l’OMS.»

Objecteur de conscience

Son premier combat remonte à ses 20?ans. Jean Barth est objecteur de conscience: il passe plusieurs semaines en prison. «J’étais dans la mouvance de mai 1968. Je refusais d’apprendre à tuer alors que j’apprenais à soigner des gens», se souvient-il. En 1972, il lance une initiative pour interdire la chasse dans le canton de Genève. Les autorités sont contre, les partis de droite également. Mais les Genevois disent stop à la chasse. Pendant dix ans, Jean Barth recevra chaque année une lettre accompagnée d’une oreille de sanglier et de menaces de mort. Ardent défenseur des populations indigènes, il voyage beaucoup, au Mexique, en Colombie, en Afrique du Sud.

En 2006, il milite pour l’interdiction de la production et de la commercialisation des chiens de combat. «Des animaux dangereux», constate celui qui a toujours eu des chiens, dont son premier trouvé à Londres dans une poubelle. C’est la même année qu’il s’attaque à la fumée passive dans les cafés genevois. Jean Barth gagne sur les deux fronts.

Chasseurs en ligne de mire

Infatigable, il remet aujourd’hui sur le tapis la cigarette, dénonçant une Suisse «très en retard sur les autres pays d’Europe» dans le domaine. En même temps, Jean Barth lance une autre initiative pour la protection des grands prédateurs tels que les loups, les ours et les lynx. En ligne de mire encore une fois: les chasseurs. Mais aussi les éleveurs «propriétaires de troupeaux pléthoriques qu’ils laissent à l’abandon dans la nature.» A première vue, aucun lien entre les deux textes. «Mais si, répond Jean Barth. Nous avons remarqué que les gens sensibilisés par la santé publique s’intéressent aussi à la protection des animaux.» A ce jour, l’activiste Jean Barth n’a perdu aucun de ses combats. (Le Matin)

Créé: 21.06.2012, 09h42

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