ACCUEIL 21.12.2014 Mis à jour à 17h13

Un ministre prêt à acheter d'autres CD de données bancaires volés

Allemagne

Le ministre du land de Rhénanie du Nord-Westphalie s'est déclaré prêt à acheter d'autres CD de données volés à des banques suisses, même après l'entrée en vigueur de l'accord fiscal.

Mis à jour le 12.08.2012 5 Commentaires

Articles en relation

Partager & Commenter

Mots-clés

Selon le socio-démocrate Norbert Walter-Borjans, qui s'exprimait dans une interview publiée dans la SonntagsZeitung, l'Allemagne a des indices selon lesquels les banques suisses échafaudent de nouvelles constructions qui permettent à l'argent allemand à échapper à la taxation.    

«S'il le faut, nous achèterons d'autres CD», a-t-il déclaré.  Norbert Walter-Borjans s'est par ailleurs déclaré persuadé que l'accord entre la Suisse et l'Allemagne n'avait aucune chance d'être ratifié en Allemagne.    

Selon lui, il faut renégocier un nouvel accord, qui n'interdit pas, comme le fait celui qui a été signé la vente de données bancaires volées, et qui en plus prévoit une taxation des avoirs allemands en Suisse beaucoup plus élevée.  

D'après le ministre allemand, quelque 150 milliards d'euros (180 milliards de francs) d'argent allemand non déclaré sont gérés par les banques suisses.  

De nouvelles négociations possibles

«Je pense que de nouvelles négociations de l'accord sont possibles, au plus tard, avec un nouveau gouvernement fédéral à Berlin», après les élections de 2013.   

Le ministre critique également le fait que l'accord signé en 2011 prévoit que des fonds peuvent encore être retirés des banques suisses jusqu'à la fin 2012, sans taxation.   

Et certaines banques suisses montent des construction pour placer ces fonds vers d'autres paradis fiscaux, selon lui.   

Interrogé sur le contenu des derniers CD achetés, le ministre allemand est resté évasif.

«Je ne me prononce pas sur des cas particuliers» a-t-il dit en précisant si les autorités allemandes ont les preuves qu'il y a eu fraude fiscale systématique, «elles seront transmises au parquet, qui lui décidera s'il y a lieu d'ouvrir une instruction».  (afp/Newsnet)

Créé: 12.08.2012, 11h40

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

5 Commentaires

François Etienne

12.08.2012, 11:44 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Ce contexte pose la sérieuse question de la fiabilité du personnel bancaire, y compris pour nos affaires suisses, pour vous particulier, pour moi, bref, pour le respect démocratique. Les banques ne seraient-elles pas noyautées par une voyoucratie en col blanc ? Répondre


Paul Martin

12.08.2012, 17:14 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Lorsque les états appliquent des méthodes de voyou (loi du plus fort, racket, vol, etc) pour bénéficier d'avantages financiers, quelle est encore leur légitimité ? S'ils ne respectent pas leur cadre légal, sous prétexte de le faire respecter à leurs administrés, quelle est encore leur légitimité ? assimiler à un crime l'optimisation fiscale dans le cadre et le respect de la loi est tendancieux Répondre



  • Les reportages vidéo du Matin

    Les reportages vidéo du "Matin"

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce