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Le nombre d'interruptions de grossesse reste stable

Statistiques

En 2011, 11'079 interruptions de grossesse ont été annoncées en Suisse, dont 4% concernent des femmes résidant à l'étranger.

Mis à jour le 19.06.2012 46 Commentaires

Image: PHOTO D'ILLUSTRATION

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En 2011, 11’079 interruptions de grossesse ont été annoncées en Suisse, dont 4% concernent des femmes résidant à l’étranger. Depuis 2004, le nombre d’avortements reste stable, y compris chez les adolescentes, selon des chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les 10’694 avortements pratiqués chez des femmes résidant en Suisse correspondant à un taux de 6,8 interruptions pour 1000 femmes entre 15 et 44 ans ou de 132 interruptions pour 1000 naissances vivantes, indique mardi l’OFS. Chez les 15-19 ans, le taux est resté identique à celui de 2010 avec 4,6 interruptions pour 1000 adolescentes vivant en Suisse.

Comme les années précédentes, moins de 1% des interventions concernent des jeunes femmes de moins de 16 ans, précise l’OFS.

Le recours à la méthode chirurgicale continue de reculer au profit de la méthode médicamenteuse. En 2011, 64% des interruptions ont été effectuées par ce dernier moyen, contre 49% en 2004. Près de trois quarts des interventions ont lieu dans les 8 premières semaines de grossesse et 4% après 12 semaines, le délai légal.

Plus de 9 fois sur 10, l’intervention est pratiquée dans le canton de domicile de la femme. Selon les chiffres de l’OFS, le taux des interruptions volontaires de grossesse (IVG) est plus élevé que la moyenne suisse (6,8) dans les zones urbaines, comme dans la région lémanique (9,8) ou zurichoise (7,5).

Comparé à d’autres pays, le taux d’IVG enregistrés est bas en Suisse. En France, il est de 16,8 pour 1000 femmes, en Italie de 10,3 et en Allemagne de 7,1.

Régime du délai

La dépénalisation de l’avortement a été entérinée en Suisse par 72,2% des votants en 2002. Le régime dit du délai libéralise l’IVG pendant les douze semaines suivant les dernières règles (l’embryon ayant alors au plus dix semaines).

La femme doit invoquer une situation de détresse, tandis que le médecin doit informer sur les effets physiques et psychiques de l’intervention, ainsi que sur les possibilités d’adoption.

Après le délai de douze semaines, l’avortement ne peut être pratiqué que si un avis médical démontre qu’il est nécessaire pour écarter le danger d’une atteinte grave à l’intégrité physique ou un état de détresse profonde de la femme enceinte.

Une initiative populaire déposée en juillet 2011 par les milieux anti-avortement exige que l’IVG et la réduction embryonnaire soient radiées des prestations de l’assurance maladie de base. Le Conseil fédéral recommande son rejet. (ats/Newsnet)

Créé: 19.06.2012, 11h12

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46 Commentaires

Eco Wiew

19.06.2012, 14:04 Heures
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@ c'est pas juste : Pour moi la FIV n'a pas à être remboursé ! L'IVG cherche à aider les femmes/couples qui ne pourront assumer un enfant, et ainsi éviter des catastrophes humaines. Ce qui est pas dans la même optique que la FIV, qui elle n'a pas le but de prévenir/soigner, et donc n'a pas lieu d'être dans la LAMAL. Répondre


Abricot- ine

19.06.2012, 14:54 Heures
Signaler un abus 10 Recommandation 0

Juste. Avoir un enfant est un choix... c'est vrai que c'est injuste que certaines personnes soient défavorisées par la nature. Peut-etre qu'en la forçant, on s'expose aussi à des risques encore plus grands que les autres. c'est triste, mais je pense que la FIV ne doit pas etre prise en charge. Répondre



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