Le nouveau Parlement vaudois avance malgré tout
Architecture
—Mis à jour le 21.02.2012 4 Commentaires
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Lausanne a accordé le permis de construire pour la reconstruction du Parlement vaudois à la Cité, cœur historique de la ville. Le Grand Conseil sera saisi ce printemps du dossier. Il décidera de l’avenir du projet, dont le toit gris a suscité la polémique.
«Le projet retenu est optimal», a déclaré mardi devant la presse François Marthaler, le chef du Département vaudois des infrastructures. Explications et experts à l’appui, le conseiller d’Etat s’est efforcé de convaincre qu’il s’agit de la meilleure solution du point de vue technique, écologique, esthétique et financier.
Cuivre écarté
Dès le début, deux matériaux étaient envisageables pour le toit: l’acier inox étamé, de couleur grise, ou le cuivre, plutôt brun orangé. La commission de construction a écarté le cuivre, trop polluant, plus onéreux et dont la couleur s’oxyde et peut virer au vert ou au brun foncé, a expliqué Jean-Christophe Châtillon, chef de projet au Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPAL).
L’inox étamé va se patiner, pas se dégrader. Le revêtement ne sera pas lisse: il jouera avec la lumière. Cette couleur plus douce allège la volumétrie de la toiture, a ajouté le spécialiste.
Yves Roulet, chef de section au SIPAL, a répondu aux critiques sur l’imposante volumétrie du toit pyramidal et asymétrique. «Cette toiture est indispensable au concept climatique du bâtiment», a-t-il dit. Le futur Parlement répondra aux normes Minergie-Eco et sera quasiment autonome du point de vue énergétique.
Acropole lausannoise
Le conservateur cantonal Laurent Chenu a apporté son appui à un projet qui trouve sa place parmi les bâtiments historiques - très divers - de cette «Acropole lausannoise». «On ne peut pas mettre la Cité sous cloche. Il faut permettre la confrontation entre ce patrimoine historique et un projet contemporain».
Il importe de dépasser le deuil de l’incendie de Perregaux en 2002, qui a vu l’édifice partir en flammes. «Il est important de respecter la mémoire du lieu tout en se projetant dans l’avenir».
Avenir hasardeux
Le dossier passe désormais entre les mains du Grand Conseil. Pour la ville de Lausanne, qui vient d’octroyer le permis de construire, «c’est au Parlement de décider du matériau de la toiture».
Le conseiller d’Etat François Marthaler a d’ores et déjà averti qu’il serait «hasardeux» de décider d’un changement de couverture du toit. La variante cuivre coûterait 300’000 francs de plus et nécessiterait une nouvelle mise à l’enquête, a-t-il dit.
Si un référendum est lancé puis gagné par les opposants, «cela signifierait la fin du projet de reconstruction d’un parlement à la Cité. Et que deviendront les ruines de Perregaux?», a-t-il lancé. (ats/Newsnet)
Créé: 21.02.2012, 16h36
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4 Commentaires
une horreur de plus dans le paysage, pauvre ville, je sui content de ne plus y habiter Répondre
On pourrait aussi faire un toit en or... y'a assez de blé en suisse... Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





