ACCUEIL 23.9.2014 Mis à jour à 22h05

Une nouvelle maladie par les tiques

SANTÉ

Les tiques peuvent transmettre une mystérieuse maladie récemment découverte à Zurich. Si elle est repérée, elle se soigne bien. Le hic? Elle est très difficile à diagnostiquer.

Par Renaud Michiels. Mis à jour le 18.06.2014 6 Commentaires
En plus de la borréliose et de l’encéphalite à tiques, l’arachnide peut transmettre la neoehrlichiose.

En plus de la borréliose et de l’encéphalite à tiques, l’arachnide peut transmettre la neoehrlichiose.
Image: Albert de Wilde/Buiten-beeld/Corbis

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

De fortes fièvres, récurrentes. Avec des températures jusqu’à 40 degrés. Des malaises. Une perte de poids et des douleurs musculaires. Tous ces symptômes sont liés à une maladie transmise par les tiques qui a été pour la première fois diagnostiquée chez l’homme en 2010. En Suisse. Elle reste inconnue du grand public. Et surtout méconnue parmi les médecins. Son nom: la neoehrlichiose. Elle pourrait tuer? «Seul un nombre limité de patients infectés a pu être identifié. On ne sait pas si elle peut entraîner le décès si elle n’est pas reconnue et traitée», répond Guido Bloemberg de l’Institut de microbiologie médicale de Zurich. Pas très rassurant…

Fièvres inexpliquées

Avec son équipe, le Pr Bloemberg a été le premier à révéler l’existence de cette pathologie. Il vient de publier dans la revue «Clinical Infectious Diseases» sa recherche sur les effets de la maladie sur les 11 personnes connues atteintes à ce jour en Europe. Six venaient de Suisse, les autres de Suède, d’Allemagne et de République tchèque. Résultats: la plupart avaient déjà un système immunitaire affaibli. Outre des fièvres qui reviennent de manière inexplicable, la majorité a souffert de douleurs musculaires ou articulaires. Thromboses ou embolies pulmonaires ont aussi été signalées.

La bonne nouvelle? La maladie se soigne très bien avec des antibiotiques (la doxycycline). Et la neoehrlichiose semble moins dangereuse que les deux autres maladies que peuvent transmettre les tiques: la borréliose et surtout l’encéphalite à tiques (une forme de méningite).

Les mauvaises nouvelles? D’abord Candidatus Neoehrlichia mikurensis, la bactérie à l’origine de la maladie, est répandue. «Des études suisses montrent que 5 à 10% de la population de tiques est porteuse de la bactérie», indique Guido Bloemberg.

Deux mois avant un diagnostic

Mais le problème principal est que cette nouvelle maladie est très difficile à diagnostiquer. Car elle reste méconnue des médecins. Car une personne sur deux ne réalise pas qu’elle a été piquée par une tique. Car ses symptômes peuvent ressembler d’autres maux ou que la personne atteinte souffre déjà d’une autre pathologie. Selon l’étude zurichoise, deux mois en moyenne se sont écoulés entre l’apparition des premiers symptômes et le diagnostic correct. «Un diagnostic qui n’est pour l’instant possible qu’avec un test ADN», précise le spécialiste.

Pas de quoi paniquer, cependant. Mais pour Guido Bloemberg il est temps de saisir le problème à bras-le-corps. Pour lui, il y a deux priorités. D’abord pouvoir maintenir la bactérie en culture en laboratoire. Ce qui permettrait d’espérer développer un test pour diagnostiquer la maladie. «La seconde priorité est d’informer les spécialistes pour qu’ils puissent détecter et diagnostiquer la maladie, en particulier dans les zones à forte présence de tiques.»

Surtout actives de mars à octobre, les tiques sont principalement présentes dans les forêts, lisières de forêt et sentiers forestiers. En Suisse romande, on risque surtout de les croiser sur toute la rive sud du lac de Neuchâtel. Ainsi que dans les régions d’Yverdon, près de Sierre, ou encore aux alentours de Saint-Imier ou Moutier. Pas de chance, un hiver clément leur est profitable. Les suceurs de sang devraient donc être en nombre cette année. (Le Matin)

Créé: 18.06.2014, 13h16

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

6 Commentaires

Adelle Martha

18.06.2014, 13:43 Heures
Signaler un abus 96 Recommandation 6

Votre article contient une grossière erreur ! Les tiques sont présents partout, en forêt, lisière, voire prairie. La carte que vous montrez n'est pas celle des tiques mais celle de la présence de l'encéphalite ! Dans les autres régions, il y a aussi des tiques mais cette maladie est pas ou peu présente. Par contre on peut attraper l'autre maladie des tiques, la maladie de Lyme. Répondre


El Zhôr-Bà

23.06.2014, 14:17 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

En phase larve, la tique a six pattes, huit ensuite en phase nymphe et adulte, il s'agit bien d'une photo sans erreur Répondre



Sondage

Des élus veulent pousser le patois en Suisse romande? Cela en vaut-il la peine?




Sondage

Les médecins doivent-ils s’engager d’avantage dans le débat sur la caisse publique?



Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce

Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne