Mardi 27 juin 2017 | Dernière mise à jour 06:56

Festival «Cette nudité est conforme»

Le délégué biennois à la Sécurité qui a autorisé le festival Body and Freedom l’a parcouru avec «Le Matin».

Réalisation et interviews vidéo: Laura Juliano


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«Ce que j’ai vu est conforme à l’autorisation délivrée», déclare le délégué biennois à la Sécurité. André Glauser, c’est l’homme par qui le festival de la nudité a été autorisé, hier et aujourd’hui, au centre de Bienne.

«C’est terrible, c’est Bienne», dit une dame devant un couple enlacé à un tronc d’arbre, dans une rue commerçante. «Il ne bande pas», observe un homme. Un passant est plus outré: «Un peu de respect quand même, m…!»

Le soleil est complice des artistes: la température grimpe. Mais, dans le public, la retraitée Hermine Ringger (69 ans) s’est munie d’un parapluie, où elle a écrit: «Pas comme ça», à propos de la garantie de déficit de 10 000 francs octroyée par la Ville. «La prochaine fois, ils feront l’amour dans la rue? Il faut arrêter ça!» dit-elle.

«Du déjà-vu»

«Dépravé, c’est le mot juste», s’emporte le brocanteur Alexandre Henriot (41 ans). «C’est un scandale pour ceux qui essaient d’éduquer leurs enfants», s’indigne le parlementaire radical André Vuille. Deux avis positifs? «Cette nudité n’est pas narcissique», estime l’étudiante zurichoise Irina Kulka (55 ans). «Ce n’est pas mon style, mais il n’y a rien de choquant: c’est du déjà-vu», indique le médecin Ueli Schärrer (63 ans).

L’organisateur Thomas Zollinger a passé une belle journée. «Vos lunettes opaques sont très créatives», a-t-il lancé à l’opticien Yves Perret, qui a rendu ses verres opaques pour ne pas voir les sexes.

A Bienne, la nudité est autorisée si elle n’est pas sexuelle. «Notre autorisation était assortie de restrictions qui sont respectées», répète André Glauser, en passant devant l’artiste new-yorkaise Miru Kim, qui a dormi six heures dans son lit, nue sous son duvet.

Des photos et des selfies, le public en a pris tout au long de la journée d’hier. Les opposants aussi ont récolté des images, avec l’intention de porter plainte pour exhibitionnisme, un délit réprimé par le Code pénal. Ce matin, le festival reprend à 11?heures, avec 18 troupes professionnelles. Mais, ce week-end, Bienne n’aura pas le monopole de la nudité: demain, c’est Genève qui prendra le relais, avec la journée internationale GoTopless Pride, refusée à Neuchâtel.

L'idée, à Genève, c’est d’affirmer et de fêter l’égalité des sexes. En particulier, celle de montrer «les mêmes parties de son corps, y compris la poitrine». La GoTopless Pride devait se dérouler à Neuchâtel, mais les autorités locales ont voulu préserver «l’ordre, la sécurité, la tranquillité, la moralité, la santé ou la salubrité publique» en refusant le défilé seins nus. (Le Matin)

Créé: 22.08.2015, 10h15


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