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Obama gagnera, selon un Vaudois

Elections américaines

Une équipe de l’Uni de Lausanne a créé un modèle prédictif qui donne l’actuel président vainqueur. Tout indique que Barack Obama va rester à la Maison-Blanche.

Par Albertine Bourget. Mis à jour le 02.10.2012 4 Commentaires

Image: AP

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Le 6 novembre prochain, Barack Obama sera réélu à la Maison-Blanche à une large majorité. Il devrait l’emporter avec 53%, voire 59% des voix des grands électeurs, contre son rival républicain, Mitt Romney. C’est en tout cas ce qu’assure John Antonakis. Pour arriver à ces prédictions, ce professeur en comportement organisationnel à l’HEC de Lausanne s’est penché sur toutes les présidentielles vécues par les Etats-Unis depuis 1916. Son modèle s’est avéré juste 22 fois sur 24. Un critère s’avère déterminant, à hauteur de 57%: la situation économique du pays. Plus elle est bonne, plus le parti au pouvoir va être récompensé. A contrario, si les choses vont mal, le parti en place est puni. «Si le bateau coule, les passagers s’en prennent au capitaine», résume John Antonakis. Qui ajoute que son modèle s’applique à de nombreux pays. «La crise explique la récente défaite de Nicolas Sarkozy en France.»

Deux fois, ça va

Et lorsque la situation économique n’est ni catastrophique ni florissante? Dans ce cas, comme actuellement aux Etats-Unis, d’autres facteurs vont s’avérer décisifs. Et ils sont à l’avantage de Barack Obama. D’une part, il est le président sortant, un facteur déterminant à 30%. «Par contre, le même parti ne va quasi jamais s’imposer trois législatures de suite. Les gens ont en marre et ne veulent plus de vous», indique le professeur.

D’autre part, le charisme d’un candidat ne doit pas être négligé. «Le 6 novembre, c’est ce qui va faire basculer les votes.» Selon les calculs, l’attractivité reste un facteur mineur – à hauteur de 10% – mais les électeurs incertains, dits «swingers», vont pencher pour le candidat le plus sûr de lui, le plus éloquent. En 2008, l’équipe de Lausanne s’était amusée à faire choisir à des enfants le capitaine du bateau qu’ils choisiraient, sur photo. Leurs choix s’étaient avérés tout aussi justes que ceux des adultes, priés d’opter pour un candidat selon ses compétences supposées. Cette fois-ci, le charisme a été déterminé par le décryptage des discours d’investiture, prononcés lorsque les candidats ont été désignés par leurs partis respectifs. Encore une fois, «Barack Obama aurait pu avoir le charisme d’une moule et il aurait été élu en 2008», en raison de la crise économique.

Et dire que les candidats dépensent des millions pour leur campagne, alors que la victoire, comme le souligne le professeur, «dépend de facteurs clairs et simples»… Le Pr Antonakis n’est évidemment pas le seul à s’amuser aux pronostics. Ceux de l’American Political Science, une association de politologues, donnent Obama gagnant à 8 prédictions contre 5. Si avec tout ça, le démocrate ne rempile pas… (Le Matin)

Créé: 03.10.2012, 11h00

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4 Commentaires

Hervé Steiner

03.10.2012, 13:01 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 2

Wow quel scoop. Pas besoin d'avoir fait l'uni pour l'avoir compris depuis longtemps. Tous les médias font passer Obama pour le gentil et Romney pour le vilain méchant. Cela dit, que ce soit Obama ou Romney, cela ne changera rien. Avec 20'000 milliards de $ de dettes, la marge de manoeuvre est minime. Répondre


Robert Perret

04.10.2012, 02:43 Heures
Signaler un abus

Et si les médias faisaient passer Romney pour le gentil et Obama pour le vilain méchant, quel serait le résultat ? P.S: Hervé Steiner me semble très mal renseigné... Répondre



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