Duel cycliste pour un siège
Politique
—Par Ludovic Rocchi. Mis à jour le 17.01.2012 10 Commentaires
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La campagne pour succéder à Alain Berset au Conseil des Etats démarre sur les chapeaux de roue à Fribourg! Le socialiste Christian Levrat et le libéral-radical Jacques Bourgeois sont les deux candidats les plus sérieusement en selle. Et leurs camps se déchaînent avec de drôles d’arguments.
Pour les pro-Bourgeois, Levrat a les yeux plus gros que le ventre en visant un lourd mandat de sénateur tout en conservant la présidence du Parti socialiste suisse. Riposte des pro-Levrat: Bourgeois passe tellement de temps sur son vélo et ses peaux de phoque que son goût pour le sport peut être considéré comme tout aussi chronophage que de présider un parti.
Par communiqués interposés
En s’attaquant au «cycliste» de droite, les socialistes fribourgeois ont pris le risque de se faire prendre au mot. En fin de semaine dernière, le PLR s’est fendu d’un communiqué ironisant sur le soudain dédain de Levrat et de ses troupes pour le sport et surtout le vélo.
Le PS a riposté hier avec un communiqué plus fâché qu’ironique, où il s’en prend à la mauvaise fois du camp Bourgeois et rappelle que c’est lui qui a déclenché les hostilités en s’en prenant à l’emploi du temps du socialiste. «Le PLR vise à opposer engagement politique et pratique sportive. C’est un procédé habile, mais regrettable, car il nuit au niveau du débat qui devrait être celui d’une campagne au Conseil des Etats. En l’espèce, c’est d’autant plus absurde que je pratique moi-même un peu de cyclisme. Je roule environ 3000 kilomètres par année», précise Christian Levrat.
Bataille de chiffres
Au compteur, il ne risque en tout cas pas de battre Bourgeois, qui affiche dans les 6000 kilomètres et des dizaines de milliers de mètres de dénivelé à peau de phoques, par année! Mais le socialiste dit vouloir se distancer d’une «polémique artificielle» et attend son adversaire au contour… de son positionnement politique.
Là, il ne s’agit pas de kilomètres ni de coups de pédales, mais du profil des parlementaires défini par la très sérieuse et radicale NZZ. Jacques Bourgeois s’y voit attribuer une note de 2,6, alors que l’ensemble du groupe libéral-radical oscille entre 0,4 et 4,6. Un tel score contredit le profil centriste presque de gauche qu’il revendique dans la campagne. «M. Bourgeois est clairement à droite et aligné sur son parti», tranche Jean-François Steiert, qui mène campagne pour Levrat.
Tout faux, s’énerve Jacques Bourgeois: «Je suis au milieu du classement des élus de mon parti à Berne et donc bien au centre-droit comme je le revendique». Voilà pour la note politique.
Quant aux kilomètres à vélo et à peaux de phoque, le libéral-radical conteste trop en faire. «Il est complètement déplacé de comparer ma passion pour le sport et le temps que prend la direction nationale d’un parti. Il s’agit de mes loisirs et je n’ai pas de compte à rendre à ce niveau».
Bonne course, les gars ! (Le Matin)
Créé: 17.01.2012, 00h02
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10 Commentaires
Vous voulez que le débat décolle? Choisissez un pilote! Répondre
L'heure de la récré a commencé...Déplorable ces socialistes... Répondre


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