Le français est mal aimé dans les écoles zurichoises
Enseignement
—Par Laureline Duvillard. Mis à jour le 24.01.2012 43 Commentaires
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Sur les bords de la Limmat, la langue de Molière reste depuis longtemps en rade. A Zurich, comme un bateau abandonné, le français coule gentiment. Le premier «affront» a été opéré au début des années 2000. Le ministre zurichois de l’éducation Ernst Buschor avait alors décidé de privilégier l’apprentissage de l’anglais comme première langue étrangère, dès la 2ème année.
Depuis, les élèves zurichois se frottent au français seulement en cinquième. Et ces deux dernières années, la langue de Molière se retrouve régulièrement sur la sellette. Beaucoup doutent de la nécessité d’enseigner cette langue, jugée moins utile pour se lancer dans la vie professionnelle.
«Je pense que l’on devrait supprimer l’enseignement de la deuxième langue étrangère à l’école primaire, à savoir le français», affirmait en 2010 Hanspeter Amstutz au Tages Anzeiger. Sans compter que le canton subit une pénurie de professeurs de français. «Une branche mal aimée au sein des étudiants de la Haute école pédagogique», comme le soulignait le quotidien suisse alémanique.
Privilégier l’allemand
Aujourd’hui, une nouvelle vague de fronde s’érige contre le français. Comme le révèle Le Temps, trois élus au Grand Conseil ont déposé un postulat pour demander au gouvernement zurichois de rendre l’enseignement du français facultatif en fin de scolarité. Ceci pour les élèves qui présentent le plus de difficultés.
Dans un canton, où, selon les données PISA (évaluation qui teste les compétences des écoliers âgés de 15 ans), les élèves de secondaire présentent des résultats très médiocres en comparaison nationale, on s’interroge sur les matières à privilégier. «(…) Ce serait mieux s’ils pouvaient mettre ce temps (ndlr: heures dévolues à l’apprentissage du français) à contribution pour améliorer leurs connaissances en allemand, ils auraient plus de chances de trouver une place d’apprentissage. Car le français ne leur servira à rien», relève dans le quotidien genevois Christoph Ziegler (vert libéral), auteur principal du postulat.
Une opinion vivement contrée par la conseillère nationale romande Isabelle Chevalley (verte libérale) et par Mirjam Egli Cuenat, directrice scientifique de l’Institut pour l’enseignement et l’apprentissage des langues à la Haute école pédagogique de Saint-Gall. Les deux femmes se mettent d’accord dans Le Temps pour affirmer que dans un pays plurilingue on ne peut se contenter d’une solution à l’emporte-pièce. Désormais, c’est au gouvernement cantonal de se positionner. Et le débat sur ce sujet sensible promet d’être animé. (Newsnet)
Créé: 24.01.2012, 11h37
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43 Commentaires
Je travaille en suisse-allemande depuis 2 ans, et je peux vous dire que le niveau général de français des suisses-allemands est bien plus élevé que le niveau général d'allemand des romands. Nous sommes une minorité, et si nous voulons nous faire entendre, il est indispensable que nos connaissances de l'allemand soient fortement améliorées. Répondre
que dire devant tant de bêtise, si ils ont des problèmes on les appuient, faut vraiment être du parti vert pour voir une solution dans le fait que quand on est en difficulté on met ca en facultatif, quand ce sera au tour des maths, ce sera ca aussi la solution mais quand donc vas t'on se préoccuper du pourquoi le niveau baisse...soit c'est les profs, soit c'est les élèves...et la j'en doute Répondre


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