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Cuche et Barbezat au Conseil d'État

Neuchâtel

Le duo comique neuchâtelois se lance dans la course à la succession de Jean Studer en organisant une primaire. Désopilant, mais très sérieux!

Par Vincent Donzé. Mis à jour le 25.06.2012 29 Commentaires

Le face-à-face arbitré par un animateur, campé par Vincent Kohler, est ancré dans la réalité cantonale, avec la planification hospitalière et le RER soumis en votation populaire. Quand l’animateur leur fait remarquer leurs «têtes de rigolos», Cuche rétorque: «Et les autres, ils vous inspirent quoi?» Les partis traditionnels en prennent pour leur grade. La balle est dans leur camp.


Les humoristes doivent-­ils se mêler de politique?

L'EDITO

Bienvenue aux fous du roi

Cuche et Barbezat vont faire grincer des dents.?
Les humoristes neuchâtelois annoncent aujourd’hui qu’ils se lancent officiellement dans la course à la succession du socialiste Jean Studer au Conseil d’Etat. De quoi rire? Pas vraiment ou alors jaune.

Comme lors de la candidature de Coluche
pour la présidentielle française de 1981, c’est un signe qui ne trompe pas. Les comiques montent au créneau parce que les choses ne tournent pas rond. Les deux hommes veulent à tout prix relancer le débat démocratique en évitant que les partis ronronnent et se contentent d’une élection tacite. Ils souhaitent une remise en question de ceux qui nous dirigent. Ils ont raison.

Le canton de Neuchâtel ne va pas bien.?

On le sait. L’affaire Hainard, les hôpitaux, Neuchâtel Xamax ou le TransRun, les affaires ne manquent pas. La confiance dans les autorités et la classe politique est très largement ébranlée. Rien de tel qu’un bon coup de bâton dans la fourmilière pour faire avancer les choses. Cuche et Barbezat sentent qu’ils ne peuvent pas se contenter des scènes de théâtre pour faire entendre leur voix. C’est pourquoi ils descendent dans l’arène politique et font office d’empêcheurs de tourner en rond.

La démarche est salutaire.

Quoi qu’il arrive, les deux joyeux lurons auront très sérieusement servi d’électrochoc. Les fous du roi ont toujours servi à divertir, mais aussi à dire, sans tabou, leurs quatre vérités aux grands de ce monde. Cuche et Barbezat en sont les dignes héritiers.

Philippe Messeiller, Rédacteur en chef adjoint

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Voilà des humoristes qui ont la politique dans le sang! Après avoir créé le parti «Pas plus couillon qu’Hainard», Cuche et Barbezat veulent se présenter au Conseil d’Etat neuchâtelois pour succéder au socialiste Jean Studer! Comme dans n’importe quel parti, ils ont organisé une primaire, visible sur leur site en proposant au public de choisir son candidat.

Empêcher une élection tacite le 14 octobre prochain, c’est l’ambition des deux humoristes. Jusqu’ici, aucun parti ne conteste aux socialistes le siège laissé vacant par Jean Studer, six mois avant le renouvellement complet du gouvernement. Le favori Laurent Kurth, conseiller communal à La Chaux-de-Fonds, est même agréé par l’UDC Yvan Perrin, qui apprécie sa compétence et sa collégialité.

Cuche et Barbezat joueront-ils le jeu pour de bon? Vont-ils imiter Coluche, candidat à l’élection présidentielle française de 1981? Un indice ne trompe pas: contrairement au sketch de leur dernière «Revue», dans laquelle Barbezat incarnait le personnage de Pierre-Etienne et Cuche celui de Jean-Henri, les deux comiques font cette fois les pitres sous leur véritable identité.

L’unité pour mot d’ordre
«On n’est pas pires que les autres et on se présente réellement», prévient Benjamin Cuche. Quelles sont leurs motivations? «Le déclencheur, c’est l’affaire Hainard. Mais avec les tensions entre les socialistes Gisèle Ory et Jean Studer, puis la fuite de ce dernier, la politique at- teint une dimension comique, sans parler des frasques de Valérie Garbani. Qui sont les vrais bouffons? A Neuchâtel, ces dernières années, les politiciens qui nous gouvernent concurrencent les humoristes. Pourquoi pas l’inverse? Un clown peut en chasser un autre», poursuivent les deux complices. Que feraient-ils au Château: «Nous n’avons aucune prétention. La différence, c’est que nous ne promettons rien, puisque nous n’avons pas de programme», précise Barbezat.

Comédiens, Cuche et Barbezat s’estiment aussi compétents que l’homme de radio Jean-Charles Simon, élu au Conseil national puis au Conseil général de Domdidier (FR). «Etre du Haut et du Bas ne nous empêche pas de rigoler ensemble depuis 25 ans.» Les électeurs du canton sont prévenus: «Nous sommes dans l’unité quand les politiciens sont dans la division.» Ces inséparables parviendront-ils à se départager? C’est dans ce but que le duo a imaginé un débat télévisé surréaliste, entre Cuche qui vient du Bas et Barbezat qui vient du Haut. «L’enjeu, c’est de savoir qui représente le mieux l’unité du canton?» précisent les humoristes.

Inspirés par les débats célèbres des présidentielles françaises, notamment avec le fameux «Mais vous avez tout à fait raison, Monsieur le premier ministre» lancé par François Mitterrand à Jacques Chirac en 1988, Cuche et Barbezat revisitent aussi l’anaphore de François Hollande, «Moi président de la République», qui devient «Moi conseiller d’Etat, je n’aurai pas les cheveux gras»...

(Le Matin)

Créé: 25.06.2012, 06h41

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29 Commentaires

Stan Getz

25.06.2012, 09:13 Heures
Signaler un abus 20 Recommandation 0

Cette vidéo prouve une seule chose. Les humoristes neuchâtelois sont à peu près aussi mauvais que les politiciens qu'ils dénoncent. Répondre


Monsieur Padrol

25.06.2012, 08:44 Heures
Signaler un abus 9 Recommandation 0

N'est pas Coluche qui veut. Répondre



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