Samedi 27 août 2016 | Dernière mise à jour 00:52

Environnement L'arrêt de l'épandage de jus toxiques demandé

Vaud Libre Riviera, Montreux Libre et Vevey Libre demandent l'arrêt immédiat de l'épandage de produits toxiques par la voie des airs à la décharge des Saviez à Noville (VD).

La réserve naturelle des Grangettes pourrait être affectée par l'épandage des produits toxiques.

La réserve naturelle des Grangettes pourrait être affectée par l'épandage des produits toxiques. Image: Keystone

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Les explications obtenues de l'Etat de Vaud n'ont pas éclairé les zones d'ombre nombreuses de ce dossier, indiquent mercredi dans un communiqué Vaud Libre Riviera, Montreux Libre et Vevey Libre. Leurs représentants ainsi que la Fondation écologiste MART ont écrit au préfet d'Aigle pour demander l'arrêt immédiat des essais.

Les dispersions de ce liquide, appelé «lixiviat», présentent un danger inacceptable pour la santé des être humains, la faune et la flore, affirment-ils. Contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, la concentration d'ammonium dans le liquide dispersé par la voie des airs dépasserait la concentration maximale autorisée de 300 fois et non pas 100 fois.

Conseil d'Etat interpellé

L'épandage de ce liquide par la voie des airs ne permet pas de contrôler où il se dépose notamment en cas de vents. En outre, les oiseaux et la faune ne peuvent pas savoir qu'il faut éviter la zone toxique d'épandage, relève le communiqué.

Les élus demandent que des mesures soient prises pour que ces jus soient assainis en conformité avec les valeurs légales prévues par la Loi sur la protection des eaux. Ils pourraient l'être comme prévu initialement par la station d'épuration de Roche.

Le député Vaud Libre du district de la Riviera, Jérôme Christen, adressera la semaine prochaine une question et une interpellation écrite au Conseil d'Etat lors de la prochaine session du Grand Conseil vaudois.

Pique-nique sans risque

Un pique-nique est par ailleurs prévu samedi matin en collaboration avec la Fondation MART à côté de la décharge. Les organisateurs ont adressé au Conseil d'Etat, par l'intermédiaire du préfet du district d'Aigle, une lettre demandant la garantie qu'il puisse avoir lieu sans le moindre risque sanitaire.

Selon le Service des eaux, sols et assainissement (SESA), les conditions du test ont été améliorées. Les concentrations en polluants contenus dans les jus de la décharge sont très faibles.

Ces jus sont davantage à comparer avec l'eau d'une fontaine où il serait écrit par précaution «eau non potable» qu'à des eaux usées. Les aspersions vont être poursuivies durant une période de 15 jours avant un nouveau point de la situation. (ats/nxp)

(Créé: 08.08.2012, 15h06)

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