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Policiers lausannois jugés pour la troisième fois

Erythréen sprayé

Deux versions diamétralement opposées se sont affrontées mardi au procès des deux policiers lausannois accusés d'avoir aspergé de spray au poivre et abandonné près des bois de Sauvabelin un jeune Erythréen.

Mis à jour le 17.07.2012
L'Erythréen qui affirme avoir été sprayé.

L'Erythréen qui affirme avoir été sprayé.
Image: Keystone

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Les faits, jugés pour la troisième fois, datent de la nuit de Nouvel An 2006.

L'adolescent, qui narguait la police dans la rue, a été interpellé pour éviter que la situation ne dégénère, a expliqué le chef de patrouille devant le Tribunal du Nord vaudois. L'objectif était de l'écarter de «l'endroit chaud». Mais en route, la patrouille a dû aller prêter main forte à des collègues et a débarqué le jeune agité, âgé de seize ans et demi, à la route du Pavement, sur les hauts de la ville.

L'agent, qui a quitté la police de Lausanne pour un autre corps de police, maintient qu'il ne s'est rien passé de particulier. Il n'a pas cherché à donner une leçon au jeune Erythréen, en l'éloignant du centre-ville. «Et il n'y a pas eu de coup de spray. Je l'aurais senti», a-t-il affirmé au président du tribunal.

Version maintenue

Entendu comme plaignant, le jeune homme a maintenu sa version des faits. «Vos accusations sont graves car vous mettez en cause des personnes qui doivent faire respecter la loi», a lancé le président du tribunal. «J'ai toujours dit la vérité tout au long de l'enquête», a répondu le plaignant.

Le procès se poursuit mardi après-midi avec l'audition du second prévenu et des premiers témoins. Réquisitoire et plaidoiries sont prévus vendredi. Les policiers doivent répondre d'abus d'autorité, pour avoir abandonné un mineur de nuit près des bois de Sauvabelin, et pour l'un d'entre eux de lésions corporelles simples qualifiées, pour lui avoir administré sans raison un coup de spray au poivre.

Les deux policiers se retrouvent pour la troisième fois sur le banc des accusés après l'annulation de leur acquittement, pour l'un par le Tribunal cantonal, pour l'autre par le Tribunal fédéral. Le procureur général Eric Cottier représente le Parquet.

(ats/Newsnet)

Créé: 17.07.2012, 15h40

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