ACCUEIL 20.10.2014 Mis à jour à 13h09

Accord sur une transition politique en Syrie

Réunion de Genève

Les membres du Groupe d’action sur la Syrie ont approuvé le principe d’un gouvernement d’union accepté par tous les Syriens, mais continuent de diverger sur le sort du président Assad.

Mis à jour le 30.06.2012
Kofi Annan (à droite) en compagnie de Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.

Kofi Annan (à droite) en compagnie de Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.
Image: Keystone

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L’accord est détaillé dans un communiqué final de cinq pages, qui ne mentionne pas le sort du président syrien Bachar al-Assad ni de calendrier précis pour mettre en oeuvre la transition.

«L’organe de gouvernement transitoire exercera les pleins pouvoirs. Il pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition et d’autres groupes et doit être formé sur la base d’un consentement mutuel», a affirmé l’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan, au terme d’une longue journée de tractations.

Le temps presse

«Je doute que les Syriens choisissent des gens ayant du sang sur les mains pour les diriger», a ajouté Kofi Annan lors d’une conférence de presse.

«C’est aux Syriens de décider de leur avenir, mais le temps presse», a-t-il affirmé. «Ce ne sera pas une tâche facile, mais c’est possible. Ce n’est pas la première fois que des gens qui se sont battus se réuniront ensemble dans un gouvernement», a-t-il dit.

«Le travail difficile commence maintenant afin d’appliquer ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord», a poursuivi l’ex-secrétaire général de l’ONU.

Assad doit partir, selon Clinton

Alors que les ministres russe Serguei Lavrov et chinois Yang Jiechi ont souligné que ce gouvernement ne peut être imposé de l’extérieur, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a affirmé que l’accord de Genève ouvre la voie à l’après-Assad.

«Assad doit partir», a déclaré Hillary Clinton à la presse. «Quelqu’un qui a du sang sur les mains ne passera pas le test du consentement mutuel», a-t-elle assuré. «La communauté internationale a parlé d’une seule voix, y compris la Russie et la Chine. Assad doit comprendre clairement que ses jours sont comptés», a souligné Hillary Clinton.

La cheffe de la diplomatie américaine a admis que les Occidentaux ont concédé «des changements mineurs» au texte initial, tout en ajoutant que cela n’affecte pas la substance de l’accord. «Nul ne se berce d’illusions, nous avons affaire à un régime assassin, mais s’il n’y a pas d’action, il y aura encore plus de morts», a-t-elle averti.

Pas de précondition, selon Lavrov

Serguei Lavrov a, lui, considéré que l’accord de Genève «n’impose pas de précondition au processus de transition» et que «le plan de transition doit être décidé par les Syriens et non de l’extérieur». Interrogé, il a affirmé que l’accord n’implique pas la démission du président Assad.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué «un pas en avant», «parce que le texte a été adopté à l’unanimité, y compris la Russie et la Chine».

Kofi Annan a précisé que le Groupe d’action se réunira à nouveau dès que la situation l’exigera. Interrogé sur l’absence de calendrier précis, il a estimé que l’accord détaillé sur les étapes de la transition conclu à Genève pourra être réalisé d’ici un an.

Appel de la Suisse

La Suisse a offert aux participants le déjeuner, ce qui a permis au chef du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) Didier Burkhalter d’insister sur la nécessité «de trouver le moyen de mettre fin rapidement au bain de sang».

«Votre présence à Genève peut et doit marquer, non la fin, mais au moins le début de la fin des violences et le début du dialogue et de la reconstruction», avait affirmé le conseiller fédéral dans son allocution aux chefs des délégations.

«La communauté internationale a le devoir d’éviter que la situation ne s’aggrave encore davantage. Le monde n’a pas d’autre choix que de réussir et de faire cesser les atrocités», avait-il ajouté.

Le Groupe d’action sur la Syrie, constitué par Kofi Annan, a regroupé les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, Etats Unis, Chine, Russie, France et Grande Bretagne, ainsi que de la Turquie, et des pays représentant la Ligue arabe, Irak, Koweït et Qatar.

Les secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l’ONU et la Haute représentante aux Affaires étrangères de l’Union européenne étaient également présents pour cette première réunion à Genève. (ats/Newsnet)

Créé: 30.06.2012, 21h21

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