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Déversement de jus toxiques à côté d'une réserve

Dénonciation

La Fondation MART se dit révoltée par la méthode appliquée pour «assainir» l'ancienne décharge des Saviez à Noville (VD). Depuis vendredi, une buse d'arrosage géante déverse des jus toxiques à côté de la réserve naturelle des Grangettes.

Mis à jour le 30.07.2012 8 Commentaires
La réserve naturelle des Grangettes près de Villeneuve.

La réserve naturelle des Grangettes près de Villeneuve.
Image: Keystone

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La Fondation MART se dit révoltée par la méthode appliquée pour «assainir» l'ancienne décharge des Saviez à Noville (VD). Depuis vendredi, une buse d'arrosage géante déverse des jus toxiques à côté de la réserve naturelle des Grangettes.

Ces lixiviats (jus de décharge contaminés) sont déversés sur les arbres, la végétation, le sol et la faune qui vit dans les bas-marais des Saviez, juste à côté de l'étang et de la réserve naturelle des Grangettes, a indiqué la Fondation MART (Mouvement pour les Animaux & le Respect de la Terre) dimanche dans un communiqué. Leur teneur en ammonium dépasse de 100 fois les normes autorisées, dénonce-t-elle.

Il semble que la raison de cette pratique inadmissible est purement financière, poursuit MART dans son communiqué. «Les autorités préfèrent polluer l'environnement plutôt que d'assainir une décharge dans les règles de l'art, à savoir en traitant les jus de la décharge à la station d'épuration du SIGE à Roche».

Coûts en cause
La décharge des Saviez a été exploitée par plusieurs communes de la Riviera et du Chablais vaudois depuis les années 1940 jusqu'en 1976. Son assainissement a été décidé en 2007.

La première phase a eu lieu en 2010. Le système de drainage mis en place devait permettre de recueillir les jus de la décharge et de les acheminer à la STEP en cas de concentrations élevées en polluants. Si les jus n'en contiennent pas trop, ils doivent être déversés directement dans la rivière l'Eau Froide à son embouchure dans le Léman. Ce dernier procédé est exclu pour le moment.

Le traitement des eaux contaminées à la STEP coûte environ 169'000 francs par année. Pour en écourter la durée et en réduire les coûts, une deuxième phase d'assainissement a été convenue d'entente avec le Service des eaux, sols et assainissement du canton de Vaud.

Selon la Fondation, il est prévu d'asperger 100 m3 de jus toxiques cinq heures par jour et 7 jours sur 7, sur une surface de 4'500 m2 autour de la buse géante. Pour l'heure, l'ats n'a pas réussi à joindre les autorités concernées pour une réaction. (ats/Newsnet)

Créé: 29.07.2012, 13h43

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8 Commentaires

Marie Franières

29.07.2012, 14:02 Heures
Signaler un abus 9 Recommandation 0

C'est "proprement" scandaleux et inadmissible !!! Honte aux autorités concernées ! Répondre


Patrick Garcia

29.07.2012, 15:30 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

Quand la faune et la flore aura disparue, l'homme cupide se rendra compte qu'il ne se nourrit pas de billets de banque... Répondre



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