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Mariage gitan en Valais: la fête est finie!

Départ

Les gitans installés à Collombey-Muraz (VS) ont quitté les lieux ce matin à 10h30. Le propriétaire du terrain est venu constater l’étendue des dégâts.

Par Valérie Duby. Mis à jour le 29.07.2012
A 10h30, le départ des dernières caravanes.

A 10h30, le départ des dernières caravanes.

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Il était convenu qu’ à midi le terrain occupé par les gitans à Collombey-Muraz (VS) soit dégagé. A 10h30, c’était chose faite avec le départ des dernières caravanes. Direction: la France. «Nous allons d’abord à Paris», indique une membre du groupe.

Les premiers départs ont eu lieu vers 9h30. Le temps de débarrasser des poubelles dans un container rouge (ou à proximité), de rassembler les enfants et de convenir qui suivra qui sur la route. «Ils sont quand même culottés», lance un habitant du village, visiblement heureux de voir partir ces gens qui se sont installés il y a une semaine non loin de chez lui.

«On garde quand même un bon souvenir de la Suisse», indique un gitan. «On a fait la fête jusqu’à 2h ou 3h du matin», ajoute une femme qui a assisté au mariage de Grovquinia (16 ans) et Tyson (17 ans) samedi soir.

Champs de maïs et excréments

Sur place, assez peu de déchets à première vue à l’exception d’une chaussure, d’un rasoir Bic, d’une bouteille de vin et d’autres objets en tout genre dont une chaise cassée et des couverts. A y regarder de plus près, les dégâts sont pourtant là. Surtout dans les champs de maïs avoisinants qui ont servi de toilettes. Simon Turin, le propriétaire du terrain, est venu constater l’ampleur des déprédations. «Pire, c’est pas possible», dit-il. L’agriculteur manque de s’étouffer en pénétrant au travers des épis. «Je ne supporte pas cette odeur… Ils ont déféqué jusqu’à la gare de Vionnaz, sur tous les petits chemins.» Sa fille Angeline, 24 ans, est révoltée et rappelle que la famille a été menacée de mort: «Et dire qu’ils se disent respectueux. Ce n’est pas à nous de ramasser tout cela ! On ne se trouve pas sur un parking où il suffit de balayer.»

Risques pour le bétail

Simon Turin pense qu’il va devoir mettre son champ en jachère. «La vie microbienne est raide. C’est foutu pour le fourrage…On ne peut pas nourrir les bêtes avec ça. Le bétail serait intoxiqué, il risque d’attraper la cycticercose, une maladie qui ne se détecte qu’à l’abattage…»

En début d’après-midi, des volontaires doivent se retrouver pour nettoyer le champ. (Le Matin)

Créé: 29.07.2012, 11h06

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