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Vignes Le sulfatage par hélicoptère a du plomb dans l'aile

Doris Leuthard veut fortement limiter le sulfatage par hélicoptère. Une mesure qui provoque une levée de boucliers. La consultation est en cours.

Le sulfatage de produits phytosanitaires pourrait être à l'avenir fortement limité.

Le sulfatage de produits phytosanitaires pourrait être à l'avenir fortement limité. Image: Keystone

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Doris Leuthard veut limiter le sulfatage par hélicoptère de produits phytosanitaires. Une pratique largement répandue dans des cantons viticoles, et romands principalement. Les surfaces concernées représentent près de 1800 hectares, rappelle le Tages-Anzeiger dans son édition du mercredi 15 octobre.

La conseillère fédérale en charge de l'environnement s'inspire de l'Union Européenne, dont une directive interdit la pulvérisation par hélicoptères. Mais des dérogations restent possibles. En Suisse, les autorisations annuelles sont encore délivrées par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) mais à l'avenir elles devraient relever des cantons uniquement, précise Bettina Hitzfeld à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Une ordonnance renforcée

Les changements à venir vont plus loin qu'un simple transfert de compétences. L'emploi des hélicoptères pourrait être limité aux zones où le sulfatage au sol est impraticable, comme dans les coteaux les plus abrupts. Et s'il ne représente aucun danger pour la santé humaine et l'environnement ou les autres vignes strictement bio.

Les projets de l'Office fédéral s'inscrivent dans la révision de l'ordonnance visant à réduire les risques chimiques. Celle-ci réglemente l'utilisation de 35 produits et groupes de produits jugés dangereux. La consultation vient de démarrer et doit durer jusqu'au 15 décembre.

Des vignerons aux barricades

Il n'en fallait pas plus pour que les vignerons montent à l'abordage. Dans le canton du Valais, on redoute un accroissement des dépenses administratives et la Fédération Suisse des Vignerons donne de la voix. Elle craint qu'avec un transfert de compétence aux cantons, la pratique ne soit plus unifiée dans toutes les régions de Suisse.

Des vignerons accusent également le Conseil fédéral de suivre les directives européennes et rappellent que l'utilisation d'hélicoptères est très avantageuse pour la branche. En 3 heures on peut sulfater 50 hectares, mais au sol, on ne peut traiter que 9 hectares. Et il faut trois personnes pour y arriver.

Bio Suisse dans l'attente

Parmi les vignerons bio, le sujet fait débat. Si certains militent en faveur d'une interdiction pure et simple, d'autres utilisent un sulfatage bio par hélicoptère à base de bouillie bordelaise, de cuivre et de lait maigre. Des essais sont menés en Valais et les 35 hectares traités de cette manière cette année seront doublés l'année prochaine, a ajouté l'Office fédéral de l'environnement.

Quant à la Fédération des entreprises agricoles biologiques suisses (Bio Suisse), elle rappelle qu'elle se montre «très critique» envers les sulfatages aériens, mais ne prend pas encore officiellement position. Une de ses commissions doit en effet se pencher prochainement sur ce sujet. (nxp)

Créé: 15.10.2014, 10h43


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