Vendredi 9 décembre 2016 | Dernière mise à jour 19:56

Politique d'asile Ce que fait l'UDC est «profondément non suisse», selon Levrat

Le président du PS reproche à l'UDC de mener une campagne polémique et de bas niveau, en s'en prenant aux réfugiés dont la vie est en danger.

La campagne de l'UDC est, selon Christian Levrat, «de tellement bas niveau qu'elle ne trompe pas la population».

La campagne de l'UDC est, selon Christian Levrat, «de tellement bas niveau qu'elle ne trompe pas la population». Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le président du PS, Christian Levrat, ne voit aucun motif valable de faire de l'asile un thème de campagne des élections fédérales d'octobre. Il reproche à l'UDC de mener une campagne polémique et de bas niveau, en s'en prenant aux réfugiés dont la vie est en danger.

Il n'y a aucune raison d'avoir un débat violent sur l'asile, déclare Christian Levrat dans un entretien diffusé vendredi par le Bund et le Tages-Anzeiger, qui se demandaient pourquoi le parti socialiste (PS) restait silencieux sur le sujet depuis plusieurs semaines. «Le système fonctionne. Nous accueillons des milliers de personnes». Le taux élevé d'admission montre que les réfugiés venant en Suisse ont besoin de protection, relève-t-il.

L'Union démocratique du centre (UDC) a focalisé toute sa campagne des législatives d'octobre sur le sujet. Le président de la formation, Toni Brunner, a dénoncé les «faux réfugiés» et a appelé les sections cantonales et locales à résister à l'implantation de nouveaux centres de requérants d'asile et à l'arrivée de nouveaux réfugiés.

«Minorité bruyante»

Ce que fait l'UDC est «profondément non suisse», note M. Levrat. «Avant, l'UDC s'en prenait aux migrants économiques. Aujourd'hui, elle traque les réfugiés, dont la vie est menacée». La campagne des démocrates du centre est, selon le conseiller aux Etats, «de tellement bas niveau qu'elle ne trompe pas la population».

Les discussions passionnées dans les colonnes de commentaires ne proviennent que d'«une minorité bruyante», poursuit le Fribourgeois. Les efforts des communes et des cantons ne doivent pas être sous-estimés, «mais à la fin nous pouvons surmonter» les problèmes.

M. Levrat appelle également à une vision à long terme avec les requérants d'asile. «Nous devons arrêter de penser en Suisse que les réfugiés vont repartir bientôt». Il faudrait, par exemple, lever l'interdiction de travailler afin d'assurer leur meilleure intégration, selon lui. ( /ats/nxp)

(Créé: 31.07.2015, 07h20)

Sondage

La fin de la franchise à 300 francs peut-elle responsabiliser les assurés aux coûts de la santé?




S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER
Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Offres spéciales - Pour s'offrir ou pour offrir, les idées sont là !

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.