Zurich lance un «drive-in» pour le sexe à 2,4 millions
Prostitution
—Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 08.02.2012 16 Commentaires
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Les riverains du Sihlquai, à proximité du centre-ville, n'en peuvent plus. Quand la bise ne souffle pas, la prostitution de rue fleurit sous leurs fenêtres dès la fin de l'après-midi. Au matin, ils en retrouvent partout les pénibles traces.
Accusée de laxisme, la ville a installé dans l'urgence des toilettes chimiques. En attendant ce qu'elle considère comme la meilleure solution pour mettre fin au problème: l'ouverture, en proche périphérie, d'un «drive-in» équipé de «boxes à sexe».
Pour devenir réalité, cette première suisse doit encore passer l’écueil du verdict populaire. Le référendum de l'Union démocratique du centre (UDC) ayant abouti, les Zurichois devront dire, le 11 mars, s'ils acceptent d'investir 2,4 millions de francs dans la construction dudit «drive-in » et d'y consacrer 270'000 francs par année en frais d'entretien.
Exemple allemand
Les partisans arguent que c'est le prix à payer pour libérer le centre-ville d'une prostitution sauvage qui ne cesse de s'étendre. Une fois l'installation créée et les zones de tolérance définies, notamment sous les ponts autoroutiers à l'ouest de la ville, la police pourra se montrer plus sévère et libérer les rues du commerce du sexe.
Les autorités zurichoises appuient leur concept sur les «bonnes expériences» des villes de Cologne et de Essen, en Allemagne, qui ont mis en place des solutions similaires. Si le projet passe la rampe, les péripatéticiennes de Zurich pourront, dès le printemps 2013, accueillir clients et véhicules dans dix boxes séparés par de hauts murs en béton.
Les prostituées disposeront aussi d'abris et d'installations sanitaires. Pour leur sécurité, les boxes seront équipés d'un bouton d'alarme. Un poste de police sera installé à proximité.
Entre requérants et artisans
Ce «quartier rouge» d'un genre nouveau pourra exercer loin des regards, dans les environs d'Alstetten, entre autoroute et voies ferrées. Il trouvera place dans une zone de 26'000 mètres carrés au total, dont la ville est propriétaire.
Aujourd'hui, ce terrain vague ne compte qu'une série de containers où la ville a installé des requérants d'asile. Un mur doit séparer la zone de prostitution du centre de requérants.
Pour répondre aux critiques de ghettoïsation, les autorités prévoient d'installer d'autres nouveaux résidents sur la parcelle. Une troisième zone est ainsi prévue où seront installés des containers pouvant accueillir des artisans et des artistes.
Dénommé «Basislage» ou «camp de base», ce nouveau lieu doit permettre aux intéressés de trouver des emplacements à loyer abordable. (Newsnet)
Créé: 08.02.2012, 14h39
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16 Commentaires
Idée nul
La meilleures solution et la moins hypocrite était de faire des maisons closes ou ces dames et clients seraient protéger des mac et des maladie contrôle aussi de l'age des filles,ce qui pourrait ensuite donner lieux à une interdiction total de la prostitution dans les rues avec de lourdes peines pour les rois du macadam.La location des chambres amortirait la construction de ces imme
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