ACCUEIL 17.12.2018 Mis à jour à 07h36

FOOTBALL Tim Krul offre la qualification aux Pays-Bas

Le Costa Rica a résisté aux assauts des Oranje pendant deux heures. Mais le gardien néérlandais Tim Krul, entré uniquement pour la séance de tirs au but, a offert la qualification aux siens grâce à deux arrêts.

Image: AP Photo/Hassan Ammar

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Les Pays-Bas affronteront, comme prévu, l'Argentine mercredi en demi-finale de la Coupe du monde 2014. Moins prévu en revanche, les Oranje ont eu besoin des tirs au but (4-3, 0-0 a.p.) pour se défaire d'un Costa Rica copieusement dominé mais incroyablement résistant.

Une qualification qui porte une nouvelle fois la patte de Louis Van Gaal. Fait rarissime, le sélectionneur batave a sorti son gardien titulaire Jasper Cillessen à la... 121e, pour introduire Tim Krul uniquement en vue de la séance fatidique. Bien lui en a pris puisque le portier de Newcastle est parti... cinq fois sur cinq du bon côté, repoussant les envois de Ruiz et Umana! Quel coaching...

Un choix judicieux qui contrebalance un peu l'option très attentiste prise par Van Gaal, alors que ses Oranje étaient nettement supérieurs aux Ticos. L'écrin de la rencontre permettait d'espérer un spectacle emballant. Cette Arena Fonte Nova de Salvador, stade le plus "prolifique" du tournoi avec 4,8 buts inscrits en moyenne (dont le 5-2 de la France contre la Suisse), où tout avait commencé pour ces Bataves inattendus par une correction infligée aux Espagnols (5-1). Il n'en fut malheureusement rien.

L'ennui

Il y a d'ailleurs eu un peu d'Espagne dans le jeu néerlandais, en cela que jamais la sélection de Louis Van Gaal n'a perdu patience, faisant le pari d'un football basé sur la confiscation de la balle jusqu'à trouver une brèche et s'y engouffrer. A la différence près que, même quand elle est en panne d'inspiration, la Roja est plus tournée vers l'avant et la progression dans le terrain. Les Pays-Bas, eux, ont surtout attendu. Même en phase défensive, avec un pressing que très rarement déclenché avant leurs 35 derniers mètres.

Une première mi-temps plus que médiocre, une seconde insipide: il a fallu laisser passer plus de 80 minutes de jeu pour enfin commencer à vibrer. Le plus souvent à l'initiative des Néerlandais, contrariés trois fois par les montants d'un Keylor Navas sinon impeccable et salvateur. Car les Costaricains n'ont pas une puissance de feu folle (cinq buts en cinq matches durant ce Mondial).

Alors, comme souvent pour passer le temps et tromper l'ennui, le public a fait la ola. Il a également scandé le nom de Neymar pour lui dire qu'il ne l'oubliait pas. Il a sifflé à chaque (nombreuse) fois qu'un Néerlandais est repassé par son gardien pour éviter le duel, la prise de risque, l'acte de création, bref tout ce qui caractérise le jeu batave depuis quarante ans. Et il en a été réduit, lui aussi, à attendre que la décision se fasse.

La bonne année?

Le Costa Rica est donc passé très près d'offrir à la zone CONCACAF la première demi-finale de Coupe du monde de son histoire. Un résultat qui n'aurait pas traduit fidèlement le déroulement de la rencontre mais qui aurait eu le mérite de créer une véritable sensation.

Même si c'est dans la douleur, comme au tour précédent contre le Mexique (2-1), les Pays-Bas ont donc forcé les portes du dernier carré. Pour la deuxième édition consécutive, mais avec une approche totalement différente marquée du sceau de Van Gaal. Sera-ce la bonne année? (SI/Le Matin)

Créé: 06.07.2014, 01h13

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