Mardi 25 juin 2019 | Dernière mise à jour 21:33

Interview Artus: «J'aimerais bien faire une comédie musicale»

L'humoriste sera en Suisse romande les 12 et 13 juin avec son spectacle «Duels à Davidéjonatown». Il se confie au «Matin» sur ses envies, ses succès et son enfance.

Le 12 juin au Théâtre du Léman, à Genève. Loc.:
www.theatreduleman.com
Le 13 juin à la salle Métropole, à Lausanne. Loc.:
www.sallemetropole.ch

Le 12 juin au Théâtre du Léman, à Genève. Loc.:
www.theatreduleman.com
Le 13 juin à la salle Métropole, à Lausanne. Loc.:
www.sallemetropole.ch

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Avant de devenir humoriste, Artus a passé un bac pro cuisine. «Pour avoir un vrai métier», nous dit-il par téléphone. Ce sont finalement ses parents qui le poussent sur les planches. La bonne idée!

Après un long succès dans l'émission «On n'demande qu'à en rire» et un one-man-show, il prend le pari de coécrire une pièce de théâtre avec son ami d’enfance Romain Chevalier: «Duels à Davidéjonatown». «Un western vraiment à l'ouest», raconte le Français de 31 ans. Une vraie réussite et des rires garantis selon plusieurs médias. Et ça tombe bien, sa troupe de théâtre s'arrêtera à Genève le 12 juin et à Lausanne le 13 juin. Coup de fil juste avant son arrivée.

Artus, est-ce que vous venez pour les vacances?

(Rires.) Non, pas en Suisse.

Vous avez habité en Suisse, c'est juste?

J'y ai vécu 7 ans. En Suisse italienne, à Lugano pour être plus précis. Mes parents avaient envie de changer d'air et je crois qu'il n'y a pas mieux que la Suisse pour cette raison.

Vous en gardez de bons souvenirs?

J'étais jeune, j'y ai vécu de mes 4 ans à mes 11 ans. C'est la tranche d'âge où on apprend plein de choses et je me rappelle avoir été ravi d'être entouré par la nature.

Direction Davidéjonatown, lieu où se déroule votre pièce qui marche très bien depuis 2017. Pourquoi ce nom?

On cherchait un jeu de mot qui se terminait par town. C'était à la mode il y a quelques années. On hésitait entre Davidéjonatown ou Sylvievartown. (Rires.)

Vous jouez trois personnages, le barman, le truand et le Mexicain, c'est sport pour tenir la cadence?

Oui. Tous les comédiens jouent plusieurs rôles. Lorsque l'on écrivait la pièce, on ne voulait pas se limiter dans les personnages. On s'est dit qu'on se débrouillerait. Avoir 15 comédiens sur scène peut être un peu compliqué.

Presque deux ans après le premier show, il y a encore de l'impro?

Bien sûr. Et il y en aura toujours. C'est dans notre ADN.

Il y a un moment qui vous a particulièrement marqué?

Il se passe quelque chose tous les soirs, j'ai du mal à trouver un moment précis. (Il réfléchit.) Ah si! Une fois, il y a quelqu'un qui est parti aux toilettes, on l'a suivi dans le théâtre. On est ensuite passé par le bar pour prendre une bière... C'était un peu du n'importe quoi.

Il s'agit de la première pièce de théâtre que vous avez coécrite et mise en scène. C'est un carton! Pas de pression pour la suite?

Non, car on va essayer de continuer dans cet esprit-là. J'essaie surtout de faire quelque chose qui me fait continuellement rire. Tant qu'on reste fidèle à ce que l'on est et à ce que l'on aime.

Vous avez envie de refaire un one-man-show?

Non, en tout cas ce n'est pas prévu. Il y a beaucoup de cinéma qui arrive. D'ailleurs, j'aimerais bien adapter la pièce. Sinon, j'aimerais aussi faire une comédie musicale.

Vous chantez?

Je chante. (Rires.) J'ai des goûts très éclectiques, ça va de Jacques Brel à IAM.

Les cow-boys ça vous suit depuis que vous êtes enfant?

Oui. C'est drôle car il s'agit d'un univers qui a touché une petite région pendant un court laps de temps et pourtant tous les enfants ont joué aux cow-boys et aux Indiens. Le fait que ce soit ancré dans l'imaginaire de tout le monde est un bon point de départ pour une parodie.

Petit, vous regardiez des western?

Parfois. Mon père, lui, était un grand fan. J'ai rattrapé mon retard lorsque j'ai pris un peu de maturité.

Un film vous a particulièrement marqué?

Il y a surtout des phrases qui m'ont marqué. Il y en a une mythique dans les «Sept Mercenaires» où des gens recrutent des cow-boys pour défendre le village et il y a un petit Mexicain qui dit (ndlr.: il prend l'accent espagnol): «Regardez Señor, lui il a plein de cicatrices c'est lui qu'il nous faudrait» Et l'autre lui répond: «Non, c'est celui qui a fait ces cicatrices qu'il nous faut.»

Enfant, vous vouliez devenir quoi?

Je voulais être un ramoneur en Ferrari. (Rires.) Je voulais une Ferrari car je trouvais ça cool. Et j'étais un fan de «Mary Poppins». Je trouvais ça génial de danser sur les toits avec ses copains.

Nous avons fait un petit tour sur votre compte Instagram. Vous vous mettez souvent à poil!

(Rires.) Ce n'est vraiment pas volontaire. Quand je me dis: Tiens, je vais faire des conneries. C'est souvent dans mon bain. On voit tellement de gens sur Instagram qui veulent faire gaffe à leur image. Ils reprennent les photos 17 fois pour éviter toutes les imperfections. J'ai envie de montrer qu'on s'en fout car au final ce réseau social ce n'est que de la nourriture et des culs.

Vous montrez aussi souvent vos tatouages. Combien en avez-vous?

Une petite dizaine.

Expliquez-nous le tatouage de l'Air Max 1.

C'est parti d'un délire avec un pote tatoueur. Je suis un grand fan de sneakers – j'en ai une grosse centaine – et comme l'Air Max 1 est née en 1987 comme moi, je trouvais ça rigolo. (Le Matin)

Créé: 11.06.2019, 15h37


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