Dimanche 18 août 2019 | Dernière mise à jour 14:22

Voiture Salons de l'automobile: la transformation s'accélère

Recentrage sur les exposants allemands pour Francfort, public appelé à tester les voitures électriques à Genève et événement multi-spectacles à Paris: les changements sont en cours.

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La mutation des trois grands Salons de l'automobile européens, Francfort, Genève et Paris, s'accélère. Recentrage sur les exposants allemands pour Francfort, participation du public appelé à tester les voitures électriques à Genève et mise sur pied d'un événement multi-spectacles à Paris illustrent les bouleversements en cours.

«Il ne subsistera à l'avenir plus qu'un grand Salon de l'automobile en Europe», a commenté lundi à AWP le nouveau directeur du Geneva International Motor Show (GIMS), le salon de l'auto de Genève, Olivier Rihs. Tous les acteurs sont contraints d'innover, dans un secteur en pleine mutation. «Dans ce sens, les nouvelles annoncées ce jour à Paris et Francfort ne sont pas à interpréter négativement.»

Trois nouveautés à Genève en 2020

Genève a pris les devants en dévoilant récemment à la presse spécialisée trois nouveautés pour la 90e édition, du 5 au 15 mars 2020. La principale concerne la «réquisition» de la halle 7 de Palexpo pour la construction d'un circuit où le public pourra tester les véhicules électriques. Lors d'un récent sondage, les organisateurs ont pu constater que 97% des propriétaires de voiture n'avaient jamais conduit de véhicule électrique ou hybride.

«On ne peut plus se permettre aujourd'hui de simplement présenter des modèles posés sur un tapis rouge. Les visiteurs veulent interagir», explique Olivier Rihs. Cela passe aussi par le développement de plateformes numériques qui permettent aux amateurs de suivre l'événement à distance. L'objectif, néanmoins, restera d'attirer 600'000 à 700'000 visiteurs à Palexpo, en sachant qu'il faut raisonner en termes de mobilité au sens large, précise le directeur.

Autre changement prévu, le GIMS présentera les dernières innovations technologiques, en proposant par exemple des rencontres avec des jeunes pousses du secteur. «Mais nous voulons conserver notre ADN. L'organisation d'animations multiples et diverses »hors les murs« comme le prévoit Paris l'an prochain (centres d'essais, démonstrations de voitures autonomes, événement autour de la mode en lien avec la Paris Fashion Week) n'est pas à l'ordre du jour pour Genève.

Nouvelles stratégies

Les grands salons sont touchés de plus en plus par l'absence de grandes marques, qui préfèrent investir dans la recherche et le développement (R&D) plutôt que dans le marketing et/ou se réserver des expositions exclusives où tous les feux sont braqués uniquement sur elles, expliquent les spécialistes.

Genève, par rapport à ses concurrents parisiens et francfortois, garde l'avantage du terrain neutre auquel sont sensibles les marques lorsqu'elles vont se présenter à l'international. Mais comme le dit Olivier Rihs, il ne devrait subsister à l'avenir qu'une poignée de grands groupes automobiles internationaux, peut-être cinq ou six.

La donne change, et le fait que le Salon de Francfort, en septembre, sera déserté par une vingtaine de grands constructeurs - dont toutes les marques de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, ainsi que Toyota et General Motors - renforce une tendance lourde. Mais Francfort est considéré comme pionnier par exemple dans la transformation numérique.

Genève n'est pas épargnée par les défections, mais dans une mesure nettement moindre, et Olivier Rihs se dit optimiste pour 2020. Cependant, »nous devons innover chaque année, alors qu'auparavant, nous avons pu plus ou moins faire la même chose durant 30 ou 40 ans", précise-t-il. Par rapport à 2018, le salon genevois a perdu 9% de visiteurs cette année, pour un total de 602'000. (ats/nxp)

Créé: 15.07.2019, 15h23

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