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Toyota Land Cruiser Testé dans le désert, approuvé pour chez vous

À l’inverse du Defender, le dernier des grands baroudeurs n’abdique pas et continue à résister aux conditions d’utilisation les plus extrêmes.

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Le soleil se lève sur le désert namibien. Perdus quelque part entre rien et un peu plus loin, une dizaine de Land Cruiser attendent leurs conducteurs qui, un à un, s’extraient de leur tente. Toyota n’a pas choisi la Namibie par hasard pour présenter son vaisseau amiral du tout-terrain: entre sable dur, graviers, pierres tranchantes, gués, boue et dunes molles, la contrée semble littéralement avoir développé des «défenses naturelles anti 4x4».

Sans parler de la chaleur. De ce soleil de plomb qui écrase les paysages grandioses d’une chape en fusion. Au thermomètre de bord: 39 degrés! Sous les roues, une caillasse aussi dure qu’acérée et, partout autour, un nuage de poussière de sable soulevé par le passage de notre convoi. On est loin, très loin, des conditions «standardisées»…

Ici, c’est le vrai tout-terrain. Ici, il ne suffit pas de monter sur un trottoir devant le supermarché pour gagner ses galons de conducteur. Ici, il faut du matériel sérieux, pas du 4WD pour hipster échappé de chez Mickey! Au menu du test? Facile: cinq ou six heures de conduite par jour, d’un campement à l’autre, sous la houlette des pros d’Uri Adventures. Une équipe de gars géniaux, rompus à toutes les subtilités du 4x4, capables de se tirer des pires pièges du désert namibien. Et un parcours alternant l’insolite et le grandiose, lors duquel on traversera tour à tour des portions boueuses au fond d’un vallon envahi d’herbes arborescentes façon «Jurassic Park» ou un désert de pierres à l’aspect lunaire, des cours de rivière à sec remplis de sable mou piégeux ou des pierriers truffés de rochers saillants aux angles aussi tranchants que des rasoirs. Gare où vous posez vos roues!

Véhicules «standard»!

Les Land Cruiser, pourtant, ne sont pas «préparés»: vous pourriez acheter exactement le même au garage Toyota du coin. Jusqu’aux pneus, de série, tout ce qu’il y a de standard. Pourtant, après plusieurs centaines de kilomètres de test dans ces conditions extrêmes, on ne déplorera que trois crevaisons. Et un déjantage dû… à l’excès d’optimisme du soussigné, au fond d’un lit de rivière asséché, rempli de sable mou.

C’est que cet engin cumule ce qui se fait de mieux en matière de transmission intégrale. Avec un seul objectif, comme le dit si bien la pub: «Conçu pour vous emmener partout… et vous ramener.» De fait, le Land Cruiser est pourvu d’un réducteur pour les vitesses lentes, du système Multi-Terrain Select proposant des programmes adaptés à chaque type de sol rencontré et même, nouveauté, d’un système appelé «crawl», qui laisse l’engin adapter seul sa progression en fonction des conditions. Une sorte de «conduite autonome 4x4 extrême». À noter qu’un bouton permet de choisir cinq degrés de vitesse et que ce système sert aussi d’assistant à la descente (hill descent control), aussi bien en marche avant qu’en marche arrière. Imparable.

Pour l’avoir testé, comme on l’a dit, dans toutes les conditions possibles et imaginables, on peut vous certifier que si vous restez coincés avec un engin pareil c’est que, réellement, personne ne pouvait passer. Ses seules limites étant imposées… par les lois de la physique.

Pour le reste? Le Land Cruiser joue à fond la carte du premium. Finitions impeccables, bois et cuir sur le volant et le tableau de bord, sièges ventilés à l’avant, nombreux rangements, poignées de maintien pour les passagers, rien ne manque. Des points faibles? Sa taille et son poids étant imposants mais logiques vu son cahier des charges, on ne parlera que de la porte arrière s’ouvrant latéralement: idéale pour charger/décharger facilement mais plutôt encombrante en ville. Et du look un peu désuet de l’affichage de son écran central. Des broutilles cosmétiques. Rien de vraiment rédhibitoire, surtout au vu des capacités phénoménales du Land Cruiser dans son terrain de jeu préféré: là où la route s’arrête.

Créé: 11.02.2018, 10h55

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