Samedi 21 septembre 2019 | Dernière mise à jour 15:01

ECONOMIE Volvo lâche le Salon de Genève

Le constructeur sino-suédois a annoncé hier qu’il fera l’impasse sur le GIMS 2019. La fin d’un âge d’or

Cette année encore, les relations étaient au beau fixe. entre Volvo avait même choisi Palexpo pour présenter à l'Europe sa nouvelle branché électrifiée: Polestar.

Cette année encore, les relations étaient au beau fixe. entre Volvo avait même choisi Palexpo pour présenter à l'Europe sa nouvelle branché électrifiée: Polestar.

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Que les traditionnels Salons de l’Auto soient en perte de vitesse, personne ne le conteste. Les nombreuses défections entachant les éditions de Paris ou de Francfort confirment la tendance: aligner des voitures sur des stands, même luxueux et richement éclairés ne fait plus rêver.

Plus assez, en tout cas, pour les spécialistes des départements «stratégie, marque et vente» des constructeurs. C’est d’ailleurs exactement en ces termes que Björn Anwall, le vice-président dudit département chez Volvo, a expliqué le choix de la marque: «Les changements dans l’industrie automobile amènent un nouveau public pour Volvo Cars et de nouvelles façons d’amener nos produits sur le marché. Prendre part de façon automatique à des événements traditionnels de la branche n’est plus une stratégie viable. Nous devons imaginer des solutions sur mesure pour notre communication, de façon à mettre mieux en valeur nos produits et nos technologies, au moment approprié.»

Un exemple? Volvo a présenté son nouveau SUV compact XC40 à la récente… Fashion Week de Milan. Et, à la fin du mois, fera découvrir sa toute nouvelle limousine sportive S60 lors de l’inauguration de son usine de montage américaine de Charleston, en Caroline du Sud.

Alors, totalement has been les Salons de l’Auto? Directeur du Salon GIMS (Geneva International Motor Show), André Hefti avait jusqu’ici «passé entre les gouttes»: la Suisse ne possédant pas de constructeur automobile, Genève conservait cette image de «plate-forme neutre» où chaque exposant bénéficiait d’un traitement égal. Le choc de l’annonce est d’autant plus rude: «Chaque exposant qui ne vient pas, c’est une perte. Nous jouons actuellement une partie qui n’est pas facile. Detroit et Paris sont encore plus touchés que nous et même Francfort doit faire face à la réduction de BMW qui va passer de 11'000 à 3000 m2 dans son salon «national»… Nous devons vivre avec ça, être à l’écoute des exposants et proposer de nouvelles idées. Mais nous avons beau faire tous les efforts, nous ne pouvons pas influencer leur décision. Je le regrette évidemment beaucoup.»

Un espoir pour 2020? Cela dépendra du degré d’inventivité de Genève. Björn Anwall l’a dit: «Nous ne renonçons pas définitivement aux salons automobiles. Mais nous attendons de leur part qu’ils évoluent. Peut-être alors y retournerons-nous.»

Créé: 08.06.2018, 13h45

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