Dimanche 20 mai 2018 | Dernière mise à jour 16:10

Chronique L’asperge suisse, à la pointe de la mode

Savoureuses, élégantes, nutritives, elles ne prennent pas l'avion. Nous pouvons par notre comportement d’achat faire croître une part locale qui n’est actuellement que d’environ 10%.

L'asperge suisse, c’est bien souvent par le chemin le plus court qu’elles arrivent, du champ à l’assiette, en vente
directe.

L'asperge suisse, c’est bien souvent par le chemin le plus court qu’elles arrivent, du champ à l’assiette, en vente directe. Image: Terroir Fribourg

Yannick Etter, responsable Pays romand – Pays gourmand (Image: dr)

En partenariat avec «La semaine du goût»


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Ah, le printemps! Les oiseaux chantent, les arbres bourgeonnent, une douce volupté enveloppe le crépuscule baigné par un soleil encore tendre… Et la campagne qui sent le foin fraîchement coupé!

C’est ce moment plein de grâce que choisissent les asperges suisses pour sortir de terre. Savoureuses, élégantes, nutritives, ces asperges ont su préserver leur fraîcheur : elles ne prennent pas l’avion pour atterrir sur les étals de nos marchés! Bien souvent, c’est même par le chemin le plus court qu’elles arrivent, du champ à l’assiette, en vente directe.

En Suisse, environ 180 producteurs maraîchers cultivent des asperges, sur une surface qui approche les 400 hectares. Cette surface est en constante augmentation depuis 20 ans, portée par la volonté de plus en plus de consommateurs de s’approvisionner localement. Les cantons de Thurgovie et de Zurich pointent en tête des plus gros producteurs, mais en Suisse romande, le Valais, Fribourg et Vaud notamment ne sont pas en reste.

Consommer local, c’est faire profiter l’économie de nos régions et valoriser le savoir- faire du monde agricole. Les asperges suisses, ce sont ainsi plus de 80'000 heures de travail par an qui restent dans l'agriculture suisse! Et bien évidemment, le bilan écologique des asperges indigènes face aux asperges importées parle de lui-même: 1 million de litres de combustibles par an sont ainsi économisés.

Peut-on encore faire croître la part locale dans la consommation d’asperges en Suisse, qui n’est actuellement que d’environ 10%? C’est évident, et chacun de nous en a le pouvoir! Nous pouvons par notre comportement d’achat inciter la grande distribution à modifier ses pratiques. Les agriculteurs et maraîchers sont eux très réactifs face aux tendances du marché, prêts à se diversifier, à faire le choix d’une nouvelle culture. Ce cercle vertueux fonctionne, les consommateurs en sont l’élément déclencheur! (Le Matin)

Créé: 10.05.2018, 15h25

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