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Bien manger Changement d’herbage réjouit le veau

L’enjeu principal est de se mobiliser et d’agir pour que les générations futures puissent manger mieux qu’aujourd’hui.

Dès la première année de lancement de la Semaine suisse du Goût, il y a 18 ans, la volonté a été de sensibiliser les jeunes au goût, au respect de la nourriture, au plaisir de cuisiner et au bien manger.

Dès la première année de lancement de la Semaine suisse du Goût, il y a 18 ans, la volonté a été de sensibiliser les jeunes au goût, au respect de la nourriture, au plaisir de cuisiner et au bien manger. Image: La semaine de goût

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Dès la première année de lancement de la Semaine suisse du Goût, il y a 18 ans, la volonté a été de sensibiliser les jeunes au goût, au respect de la nourriture, au plaisir de cuisiner et au bien manger.

Au fond, l’enjeu principal est de se mobiliser et d’agir pour que les générations futures puissent manger mieux qu’aujourd’hui.

Les récoltes à haut rendement et la monoculture ont pris la place de la biodiversité. Les méthodes agricoles industrielles à forts intrants ont dégradé les écosystèmes.

Nous sommes entrés dans l’ère de la monotonie alimentaire. La viande industrielle, le riz, le blé, le maïs, partout identiques, sont en train de nous transformer en handicapés du goût. Alors, échappons-nous du camp de consommation qui est en train de ruiner nos artisans, éradiquer notre agriculture paysanne et empoisonner notre environnement.

L’une des nouveautés de notre époque est qu’il faut manger peu pour bien vivre. Maintenant, on meurt de manger à sa faim, lorsqu’on abuse d’une nourriture trop riche en énergies inutiles ou parce qu’on ingurgite des substances nocives… Autrefois, être très maigre traduisait la misère, aujourd’hui c’est le surpoids.

Si nous continuons sur cette voie, nos enfants ne pourront même pas manger comme nous. L’enjeu est bien de nourrir la planète, soit avec quelques centaines de milliers d’agro-managers hors-sol, soit avec un milliard et demi de petits paysans qui vont défendre le principe de souveraineté alimentaire.

C’est pourquoi il est nécessaire d’instaurer une véritable éducation au goût à l’école. L’école a un rôle essentiel à jouer pour faire entrer la vie agricole dans les cantines, dans les préaux et les cours. Et avec la création de jardins potagers. Comme le dit bien le dicton populaire: «changement d’herbage réjouit le veau!» (Le Matin)

Créé: 13.09.2018, 18h40

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