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Chronique Bien manger sans OGM, demain encore possible ?

Bien manger n’est pas qu’une question de saveur, mais de goût. Ce dernier impliquerait aussi le plaisir de savoir qu’un aliment a été produit selon des valeurs qui nous sont proches.

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En partenariat avec «La semaine du goût»


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Bien manger n’est pas qu’une question de saveur, mais de goût. Ce dernier impliquerait aussi le plaisir de savoir qu’un aliment a été produit selon des valeurs qui nous sont proches. Car nous sommes ce que nous mangeons et le monde, quant à lui, se transforme et prend l’apparence de ce que nous mangeons.

Pour garantir cette liberté de choix des consommateurs, un certain degré de transparence est nécessaire. Elle se réalise au travers de l’étiquetage, de labélisations diverses, le tout régulé par des lois et des ordonnances. En Suisse et en Europe, le génie génétique n’y échappe pas. Les OGM doivent subir un processus d’évaluation du risque définit par le cadre réglementaire prévu à cet effet et sont soumis à obligation d’étiquetage.

Or voici que depuis quelques années, de nouvelles techniques de modifications génétiques ont vu le jour. Elles permettent de modifier les génomes des plantes, mais aussi celui des champignons, des animaux et des insectes plus facilement, plus rapidement et à moindre frais. Elles sont cependant toujours autant associées à un nombre considérables de risques.

Ces techniques font l’objet d’un lobbying très intensif, de la part des industriels appuyés par une partie de la communauté scientifique généticienne qui demandent une dérégulation totale.

L’industrie Biotech bloque la fonction des gènes, mais aussi le cadre réglementaire régulant les OGM et la transparence pour les consommateurs. Si l’offensive passe, les produits issus de ces nouvelles techniques ne seraient plus reconnus comme étant des OGM et ne seraient plus soumis à aucune évaluation du risque ni à aucun étiquetage. La traçabilité serait perdue. Il serait dès lors impossible de protéger l’agriculture n’ayant pas recours au génie génétique comme l’agriculture biologique par exemple. Les agriculteurs et les consommateurs perdraient leur liberté de choix et de décision. Ce serait la fin du goût! (Le Matin)

Créé: 06.10.2017, 07h06

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