Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 21:45

Voile Cinq choses à savoir sur le Bol d'Or

La 81e édition de ce «tour du Léman à la voile» a lieu ce week-end.

Le départ du Bol d'Or est un moment fort de l'épreuve.

Le départ du Bol d'Or est un moment fort de l'épreuve. Image: Salvatore Di Nolfi/Keystone

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Voici cinq choses à savoir avant le départ de la mythique régate lémanique, qui sera donné samedi à 10h sur le Lac Léman.


Une épreuve mythique

Créé en 1939 (26 concurrents lors de la première édition), le Bol d'Or est la plus importante régate en bassin fermé du monde. Elle se dispute sur un parcours théorique de 123 kilomètres (66,5 miles nautique) de Genève au Bouveret et retour.


Qui gagne le Bol d'Or?

Le vainqueur en temps réel remporte le challenge Bol d'or, qui est remis en jeu chaque année, à moins qu'il ne soit gagné trois fois en cinq ans par le même propriétaire ou association de propriétaires. Seuls trois bateaux ont réussi ce défi : le Marie-José II de Horace Julliard (1961, 1962 et 1963), le Altaïr IX de Philippe Stern (1980, 1982 et 1984) et l'Alinghi d'Ernesto Bertarelli (1997, 2000 et 2001).

Le lauréat du Challenge Bol d'Or reçoit une réplique du Bol d'Or en...argent. Et peut conserver définitivement ce trophée.


Où suivre la course?

Ne ratez pas l'impressionnant départ sur le quai de Cologny, aux premières loges. Le départ de la course est donné samedi à 10h devant le Port Noir, où une fête ouverte au public est organisée à la Nautique. Autre spot intéressant: du côté du pré Byron un peu plus haut, toujours à Cologny. Sur la rive droite du lac Léman, la plage du Vengeron donne aussi un magnifique aperçu sur le spectacle lacustre. Vous pouvez aussi suivre la course en directe sur le site de la compétition.


Les participants

Si la compétition a accueilli les marins les plus prestigieux, comme Eric Tabarly, Russell Coutts, Ellen Mac Arthur ou les Suisses Ernesto et Dona Bertarelli, le Bol d'Or est surtout une fête populaire pour les centaines d'équipiers qui le disputent chaque année. En 2018, 567 voiliers représentant 14 nationalités ont participé à l'épreuve.

Pour cette édition, les trois principaux vainqueurs 2018 ont confirmé leur présence : le Décision 35 Mobimo, vainqueur en temps réel revient sous le nom de Cabestan. Le premier monocoque, TBS, sera fidèle au poste avec François Thorens à la barre tout comme le vainqueur en temps compensé l’an dernier, le Luthi 36 Black Swan.

Il faudra surveiller de près les D35, qui seront remplacés l'an prochain par leurs successeurs les TF35, des bâteaux à foils. Les foils, ce sont ces petits ailerons qui permettent aux bateaux de voler au dessus de l'eau et d'aller plus vite.

Le plus prestigieux participant sera le voilier Ylliam IV, vainqueur de la première édition du Bol d’Or en 1939, parfaitement entretenu et barré par Philippe Durr, codétenteur du record de victoires au Bol d’Or avec sept succès à son palmarès.


La météo

Forcément, une régate dépend des conditions météorologiques. Réputé calme, à tort, le Léman bénéficie d’une grande variété de vents et de brises thermiques. Certaines années, les conditions musclées permettent aux équipages les plus performants de tutoyer le record. D'autres éditions, la course est lente.

L'édition 2019 s'annonce très tactique, selon les spécialistes. «Samedi en matinée, une zone instable produisant des averses, voire de l’orage, devrait traverser le bassin lémanique. L’horaire de son passage sur le Petit-Lac samedi matin reste à préciser. Un passage tardif pourrait favoriser des vents de sud-ouest. Le passage des averses juste au moment du départ donnerait en revanche des vents variables et généralement faibles. A ce stade ce dernier scénario à l'air de prédominer. Quoiqu’il en soit, le vent va souvent varier au gré des averses ou des orages et des éclaircies», peut-lire sur le blog du prévisionniste de météosuisse Lionel Fontannaz.


Les records

Chez les multicoques, le record est détenu depuis 1994 par le trimaran Triga IV de Peter Leuenberger, en 5h01’50’’. Dans la catégorie des monocoques, c’est Jean Psarofaghis et son Psaros 40 Syz & Co qui détiennent le meilleur temps depuis 2014, en 8h09’33’’.

Le record du bateau le plus lent du Bol d'Or a été établi en 1962 par MarieJosé II de Horace Julliard, en 31h54.

Enfin, Philippe Stern, Philippe Durr, Pierre-Yves Jorand, Christian Wahl détiennent le plus grand nombre de victoires (7) sur l'épreuve.

Créé: 14.06.2019, 19h58

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