Lundi 24 septembre 2018 | Dernière mise à jour 07:44

Mondial 2018 Gelson Fernandes promet de tout donner

Le Valaisan fait partie de la Nati depuis 11 ans. Même s'il débute ce Mondial sur le banc de touche, il se réjouit du match contre le Brésil dimanche.

«Le Brésil force le respect, mais il ne suscite pas la peur, martèle Gelson Fernandes.

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«Je veux qu'elle soit belle, excitante et... longue !» A la veille d'aborder sa troisième Coupe du monde - «ma dernière», précise-t-il -, Gelson Fernandes promet aux supporters suisses de tout donner.

«Nous donnerons tout en match bien sûr. Mais aussi à l'entraînement. Nous donnerons tout tout le temps en fait, insiste-t-il. Nous n'avons pas le choix dans un groupe où le Brésil, la Serbie et le Costa-Rica ne nous feront aucun cadeau. Cette Coupe du monde s'annonce »compliquée«...»

C'est pourquoi le Valaisan, l'autre grand frère de cette équipe de Suisse avec Valon Behrami, a tenu à mobiliser toutes les énergies. «Tout va très vite dans une Coupe du monde. Les détails font souvent la différence, souligne-t-il. A nous de faire que la balance penche cette fois de notre côté. A nous de forcer la réussite.»

«Le Brésil ne suscite pas la peur»

Cela commence dès dimanche à Rostov-sur-le-Don contre le Brésil, l'un des trois favoris pour le titre. «Le Brésil force le respect, mais il ne suscite pas la peur, martèle-t-il. Nous sommes habitués dans notre quotidien à jouer contre des joueurs de classe mondiale. Je ne comprends pas pourquoi un sentiment de crainte devrait nous habiter dimanche. C'est plutôt l'excitation qui nous gagne. L'excitation de jouer devant nos supporters, de jouer dans un grand et j'espère beau stade», dit-il.

Avant de poursuivre: «La Suisse possède des atouts de premier ordre. La génération 1992 (ndlr: Xhaka, Rodriguez, Seferovic, Drmic) a bien grandi. Et aujourd'hui, on a un Shaqiri, un Embolo et un Zuber qui peuvent jouer sur les côtés. On a plus besoin de faire appel à... moi comme en 2010 pour tenir un tel rôle.»

Et pas question pour Gelson Fernandes de faire l'impasse sur cette rencontre contre le Brésil pour privilégier le match II contre la Serbie, dont tout le monde assure qu'il sera décisif. «Les points, on doit les prendre quand on peut les prendre», lâche-t-il.

Grande intensité

«On ne va tout de même pas en donner trois au Brésil sans combattre pour se concentrer sur la Serbie. Mais je mesure parfaitement la valeur des Brésiliens. Ils mettent une très grande intensité dans leurs phases de transition. Ils sont, surtout, très rapides», explique-t-il.

Même si on ne peut pas comparer le jeu de possession de l'Espagne au style des Brésiliens, Gelson Fernandes avance le nul de Villarreal du 3 juin contre la Roja pour souligner que rien ne sera joué d'avance dimanche à Rostov-sur-le-Don. «Vladimir Petkovic a tenu, avec raison, à jouer un match face à une équipe de la trempe de l'Espagne, dit-il. Pour que l'on souffre, pour que l'on puisse s'adapter dans de longues séquences de jeu sans le ballon.»

«Je me suis préparé comme un fou»

Gelson Fernandes sait parfaitement qu'il ne figurera pas dans le onze de départ contre le Brésil. «Je tiens plusieurs rôles au sein de cette équipe de Suisse. Je la soutiens de toutes mes forces, je suis à l'écoute des joueurs et, surtout, je dois être capable de répondre présent si je suis appelé à jouer. Je me suis préparé comme un fou. Il n'y a pas d'autre alternative en fait. Tout peut vraiment se produire dans une Coupe du monde. On peut se retrouver dans le grand bain en huitième de finale sans avoir joué une seule minute dans la phase de poules. Et là, il convient d'être à la hauteur pour ses partenaires, pour son équipe, pour son pays.»

Introduit lors des deux derniers huitièmes de finale de l'équipe de Suisse, contre l'Argentine lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil et face à la Pologne à l'Euro 2016 en France, Gelson Fernandes a, bien sûr, évoqué ce match contre l'Espagne du 16 juin 2010 à Durban. Seul buteur de cette victoire historique, le demi de l'Eintracht Francfort n'a pas oublié que ce succès n'avait finalement pas suffi à la Suisse pour se hisser en huitième de finale.

«Il y a une grande leçon à retenir de cette Coupe du monde 2010: le tournoi continue après le premier match...» Si les dieux du football devaient à nouveau sourire à la Suisse dimanche à Rostov-sur-le-Don, Gelson Fernandes se fera un devoir de rappeler à ses coéquipiers que rien, mais absolument rien, ne sera acquis. (ats/nxp)

Créé: 14.06.2018, 16h28

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