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Animaux Sauvée du bec des corneilles

Tombée du nid et attaquée par des oiseaux noirs, une petite hulotte a trouvé des parents de substitution à Genève.

Bébés tombés du nid

Si votre route croise celle d’une jeune chouette ou d’un jeune hibou (rapaces nocturnes), ne volez pas à son secours s’il y a suffisamment de végétation aux alentours pour lui permettre de se cacher. Ses parents veillent sur lui et le nourrissent durant la nuit.

En revanche, les jeunes rapaces diurnes (buses, faucons) ainsi que les martinets ne sont pas nourris au sol et sont donc en danger quand ils ne savent pas encore voler. Pour tous soins et renseignements, vous pouvez contacter le COR (079 624 33 07).

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Deux à trois fois par nuit, le réveil sonne. Et la becquée commence… Depuis une semaine, Patrick Jacot, responsable du Centre ornithologique de Genthod (COR) près de Genève, et ses collaborateurs se relaient pour nourrir une petite chouette hulotte orpheline. Trouvée au pied d’un arbre dans le parc du Château de Pregny (GE), avec l’œil droit mal en point, elle doit la vie à un jardinier.

«Elle a été agressée par des corneilles, explique Patrick Jacot. Cela arrive fréquemment aux jeunes rapaces nocturnes quand ils sortent du nid et qu’ils ne bénéficient pas d’un couvert végétal suffisant pour se mettre à l’abri. Les corneilles leur crèvent les yeux, puis leur percent le crâne avant de les déchiqueter.» Un scénario digne d’Alfred Hitchcock.

Dans un premier temps, les oisillons sont en effet nourris au sol par leurs parents, avant de prendre leur envol. «Ils sont autonomes vers l’âge de 2 mois et demi», souligne l’ornithologue. Pour la petite rescapée du COR, âgée aujourd’hui d’environ 4 semaines, cela prendra un peu plus temps, mais elle devrait retrouver sa liberté.

«Nous soignons son œil avec des gouttes antibiotiques, elle va se remettre», assure Patrick Jacot. Côté appétit, tout va bien aussi. La jeune hulotte engloutit deux à trois souris par nuit. Avec, en prime, un peu de viande rouge. Pour l’heure, la nourriture lui tombe toute crue dans le bec, par petits morceaux. Mais d’ici peu, elle s’alimentera seule avant d’apprendre à chasser dans une volière. Histoire de devenir une grande et belle chouette hulotte, une espèce de plus en plus rare en Suisse, avec une estimation de 5000 à 6000 couples pour l’ensemble du pays.

Créé: 10.04.2014, 13h49

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