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Cinéma Le réalisateur suisse Jean-Louis Roy est mort

Pionnier de la Télévision suisse romande et cinéaste, Jean-Louis Roy est décédé à l'âge de 82 ans. Il était l'un des initiateurs du Groupe 5, à l'origine du renouveau cinématographique suisse.

Image: YouTube

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Le cinéaste genevois Jean-Louis Roy, membre fondateur de la maison de production Groupe 5 à l'origine du renouveau du cinéma suisse, est décédé ce week-end à l'âge de 82 ans, annonce lundi la Cinémathèque suisse. Ce pionnier de la Télévision suisse romande est l'auteur de nombreux films et documentaires.

«Sa disparition des suites d'une longue maladie en pleine pandémie peut sonner comme un étrange tour du destin, où la fiction parfois se rapproche un peu trop du réel», écrit Frédéric Maire, directeur de la Cinémathèque suisse dans un hommage à Jean-Louis Roy. Il fait référence à «Black-Out», un film réalisé en 1970.

Dans ce long-métrage, Jean-Louis Roy décrit la vie d'un couple d'aînés qui, par peur paranoïaque d'une catastrophe nucléaire, décide de se cloîtrer chez lui, dans sa petite villa de banlieue. «Un huis clos apocalyptique qui fait froid dans le dos à l'heure où un tiers de la planète est confiné», ajoute le directeur de la Cinémathèque suisse.

Cette oeuvre a été réalisée le cadre du Groupe 5, dont il est l'un des initiateurs. Créée en 1968 avec quatre autres réalisateurs - Alain Tanner, Michel Soutter, Claude Goretta et Jean-Jacques Lagrange (remplacé par Yves Yersin en 1971), cette maison de production est à l'origine du renouveau cinématographique suisse, un cinéma à contre-courant.

Des reportages

Jean-Louis Roy s'est pris de passion très tôt pour le cinéma, relève Frédéric Maire. A 12 ans, il crée un ciné-club pour ses camarades. A 16 ans, il est embarqué par René Schenker dans l'équipe de pionniers qui donnent naissance à la Télévision genevoise, qui deviendra bientôt la Télévision suisse romande (TSR).

Après un apprentissage de photographe, il rejoint la TSR comme caméraman et monteur, travaillant notamment avec Claude Goretta. Devenu réalisateur, il signe en 1964 l'émission de télévision «Happy End», qui remporte la Rose d'Or au Festival de Montreux. Il signe en 1967 son premier long-métrage de fiction «L'inconnu de Shandigor».

A partir de 1972, il va privilégier le reportage en réalisant des documentaires. En 2001, il propose et présente «Portraits passion», une série de vingt émissions qui regroupent ses meilleurs documentaires de création. Il a pris sa retraite en 2006.

(ats/nxp)

Créé: 30.03.2020, 15h29

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