Dimanche 7 juin 2020 | Dernière mise à jour 11:17

Interview La Suisse tient sa future popstar avec Maryne

La chanteuse de 23 ans vient de sortir «Overdose», un titre aux sonorités latines calibré pour les radios. Elle se confie sur le début de sa carrière et comment son frère Bastian Baker l'aide dans chaque étape.

Maryne vient de sortir en mars son dernier titre «Overdose».


Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Identifiable dès la première note, la voix de Maryne ne vous laissera pas indifférent. On entend un peu d'Ellie Goulding dans ses graves, tandis que ses aiguës vous hérissent les poils. Mais il est inutile d'essayer de la placer dans une case. Elle est unique.

Si on la connaissait jusqu'à présent sous le nom de Submaryne et avec un son plus folk, la Vaudoise de 23 ans s'est métamorphosée l'an dernier. Elle a signé avec Universal Switzerland et a travaillé avec des pointures de la pop pour ses deux très bons derniers singles. D'ailleurs, elle a de qui tenir. Son frère n'est autre que Bastian Baker et il n'est jamais très loin pour la conseiller.

La chanteuse vient de sortir «Overdose», un titre qui surfe sur la tendance latino. Un morceau frais, léger et qui met parfaitement en valeur ses capacités vocales. Toujours avec beaucoup d'humour et d'humilité, Marine Kaltenbacher, de son vrai nom, s'est confiée sur cette nouvelle direction musicale et ses rêves d'artiste.

Vous vous êtes enfin trouvée avec la pop?

J'ai mis un moment à chercher quel style me correspondait le mieux. Avant, j'écrivais seule, soit avec un piano soit avec une guitare. Il y avait des influences beaucoup plus folk. J'ai ensuite participé à des camps d'écriture où l'on rencontre des producteurs et d'autres musiciens. Je me suis tournée gentiment vers la pop et c'est là que je me suis rendu compte que c'était ce qui me convenait le mieux. Les deux singles du projet Maryne (ndlr.: «You Should Know» et «Overdose») sont ultra pop. J'ai toujours adoré ce genre. Mes plus grandes influences en ce moment sont Dua Lipa et Billie Eilish.

Votre voix nous fait plutôt penser à une autre popstar: Ellie Goulding.

On me l'a souvent dit. C'est un très grand compliment, car j'adore cette artiste. J'ai écrit le titre «You Should Know» avec Lewis Gardiner et il a travaillé avec elle. Même dans la production, c'est possible qu'il y ait des similitudes.

Lors de vos camps, écrivez-vous aussi pour d'autres?

En général, les chansons me sont destinées. Après, il y a des camps où je compose pour d'autres artistes. J'ai déjà créé avec mon frère et j'ai aussi rédigé le titre de l'Allemagne pour l'Eurovision, l'année passée (ndlr: «Sisters»).

Pourquoi avoir changé votre nom d'artiste de Submaryne à Maryne?

J'ai sorti un EP de 4 reprises de mes artistes préférés qui étaient très acoustiques, très folk. Ce n'était pas du tout pop. Quand j'ai commencé à comprendre où j'allais musicalement, je me suis dit que ça ne collait plus avec ce que j'avais fait avant. Le nouveau nom s'est imposé naturellement.

Avec «Overdose», vous surfez sur la vibe latino et vous chantez même en espagnol. Vous êtes bilingue?

Pas du tout! J'ai regardé toutes les saisons de la «Casa del Papel» dans leur version originale, mais mon niveau est débutant. (Rires.) J'adore cette langue, je la trouve tellement sensuelle. Quand on a écrit «Overdose», il y avait toute cette vibe latino qui marchait bien. Je voulais mettre une phrase en espagnol et mon frère a traduit le texte. Je l'ai répété plusieurs fois pour avoir l'accent. Finalement, ça fonctionne assez bien, non?

Comment est née cette chanson?

On était à Crans-Montana dans le chalet d'un ami pour un camp d'écriture. J'étais avec Ashley Hikins, qui est l'un des artistes les plus talentueux de notre génération. Je voulais aussi que Bastian écrive avec nous, mais il devait travailler avec un autre groupe. Comme ce groupe était en retard, il nous a rejoints dans le studio. La première chose que l'on a trouvée était le titre. Puis le refrain (ndlr.: elle en chante un bout). Bastian a alors dit qu'il voulait annuler sa session et rester avec nous. On l'entend d'ailleurs sur le titre. La démo a été enregistrée en un jour.

Bastian Baker vous a toujours autant soutenue?

Oui. Il me produit. C'est un avantage énorme, car quand on travaille avec son frère, on peut tout lui dire. Et surtout, il y a une confiance que je ne peux retrouver avec personne d'autre. Il a toujours été à fond derrière moi et il aime ce que je fais. On a un respect mutuel en tant qu'artistes. On écrit beaucoup ensemble. En studio, ça marche très bien aussi.

Voir cette publication sur Instagram

We love this Song, Hope you enjoy this small cover??

Une publication partagée par MARYNE (@itsmaryne) le

Maryne et Bastian Baker interprètent «July» de Noah Cyrus

L'étiquette de la «sœur de» ne vous fait pas peur?

Non... (Rires.) Pour l'instant c'est plus positif qu'autre chose. C'est génial d'avoir un mentor qui a déjà tout vécu. Si j'ai n'importe quelle question sur le monde de la musique, il peut y répondre à 99%. J'ai déjà vécu tout ça en tant que spectatrice et maintenant je le vis en premier plan. Avec lui à mes côtés, j'ai une longueur d'avance.

Quand avez-vous commencé à écrire?

Toute petite, j'écrivais déjà de petites histoires. J'ai dû commencer lors de cette période où tout le monde se dit: «Personne ne me comprend!» Alors que l'on vit des trucs plus ou moins nuls. (Rires.) J'inventais des sortes de poèmes et ça m'aidait. Au bout d'un moment, ce n'était plus assez. J'ai alors décidé de chanter ce que j'écrivais. Puis, il m'en fallait plus et je suis montée sur scène. J'ai réalisé que c'était la meilleure chose au monde.

La scène a été un déclic?

C'est ma partie préférée du job. Cela me fait vibrer. Chaque fois que je suis sur scène, je n'aimerais être nulle part ailleurs.

On va vous retrouver bientôt durant les festivals?

J'espère! On va attendre un peu que le projet soit assez reconnu avant de se lancer là-dedans. Il faudrait peut-être que j'ai un EP à proposer aussi. Mon rêve serait de jouer au Montreux Jazz Festival. J'y vais depuis ma naissance. J'adorerais faire la scène off, un samedi soir à 21 heures.

Où en êtes-vous avec cet EP?

Je pense qu'on a sorti «Overdose» à la pire période. J'attendais énormément de ce titre car c'est quelque chose de frais et de moderne. Je pense qu'on va rester un moment sur ce morceau et attendre que cette période de confinement soit terminée pour le relancer lors d'un moment où il y aura plus de légèreté. L'EP viendra ensuite. J'ai déjà une cinquantaine de titres. Cela va vite car je n'ai pas grand-chose à faire en ce moment. (Rires.) En une semaine, j'en ai écrit sept.

Ce disque aura principalement des sonorités pop?

Oui, exactement. Mais on n'est pas à l’abri de quelques surprises. Je viens d'écrire un morceau avec des sonorités reggaeton et j'adore ce titre.

La musique a toujours été une évidence pour vous?

J'ai eu comme un déclic à mes 16 ans. J'étais dans un bar à Echallens (VD) pour mon premier concert. J'étais seule avec ma guitare. Tout le monde s'était déplacé pour voir ma première scène. C'était un moment magique.

Vous n'étiez même pas stressée?

Il faut savoir que je n'ai jamais vraiment de stress avant de monter sur scène, je suis surexcitée. Je pense que j'ai toujours voulu devenir chanteuse et qu'après ce moment cela a été une évidence. De plus, j'ai un exemple pour me prouver que, même si c'est très compliqué, c'est possible.

Pour y arriver plus rapidement, un télé-crochet comme «The Voice» ne vous a jamais intéressée?

Même si j'avoue avoir regardé «Nouvelle Star» assidûment, surtout la saison avec Julien Doré (tires.), je trouve que c'est un ascenseur émotionnel trop violent. Parfois le retour à la maison peut être dur après avoir chanté devant plusieurs millions de téléspectateurs. Je comprends complètement si le candidat a déjà un album prêt et qu'il veut utiliser cette émission comme tremplin. Je ne dis pas que je n'y participerai jamais, mais je vais essayer de percer sans.

Quel est votre rêve ultime au niveau professionnel?

De pouvoir vivre convenablement de ma musique.

Fabio Dell'Anna

Créé: 01.04.2020, 13h52

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.