Samedi 7 décembre 2019 | Dernière mise à jour 22:34

TV Djellza: «Les trois finalistes du «Meilleur Pâtissier» ont une chance»

Ce soir aura lieu la dernière émission de la 8e saison sur M6. La Vaudoise de 25 ans, qui a participé au show, nous donne son avis sur les candidates et se confie sur son aventure et ses projets.

Djellza Hohxa: «Je ne voulais juste pas partir la première. Je suis super-fière».

Djellza Hohxa: «Je ne voulais juste pas partir la première. Je suis super-fière». Image: Wlad Simitch M6

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Djellza Hoxha aura marqué cette huitième saison du «Meilleur pâtissier». Car il s'agit tout d'abord de la première Suissesse à avoir présenté ses plats à Cyril Lignac et Mercotte. Mais aussi par son beau parcours car elle a été éliminée lors de la huitième semaine, le 30 octobre.

Désormais on retrouve la Vaudoise de 25 ans sur les routes romandes avec la Migros où elle vend ses pâtisseries. Juste avant la finale de ce soir sur M6, à 21 h 05, cette habitante de Penthalaz (VD), étudiante à la Haute École pédagogique (HEP) de Lausanne, nous parle de son expérience qui lui a certainement changé la vie, ainsi que des finalistes.

Que tirez-vous de cette aventure du «Meilleur pâtissier»?

Une grande progression. J'ai quand même cuisiné pas mal de gâteaux (Rires.) A force d'essayer, on apprend. Énormément. Ce que je retiens aussi, c'est la gentillesse de tous les participants. Tout le monde était très bienveillant. Ils ont répondu à toutes les questions que je voulais poser.

Vous aviez un peu d'appréhension au départ?

Ah oui! Dès mon arrivée à la gare de Lyon, à Paris. J'y ai rencontré le premier candidat et il commençait à me parler de termes techniques. Il me disait: «Comment tu fais pour tempérer ton chocolat?» (Elle fait semblait de tousser.) Alors, c'est simple... Je ne le tempère pas. (Rires.) Dès le départ, j'étais persuadée qu'ils étaient tous beaucoup plus forts que moi. Les années passées, je regardais l'émission et le niveau était très haut. J'avais tellement peur de ne pas être à la hauteur. Je me suis alors entraînée, mais on n'est jamais assez prêt.

Quel est votre background en pâtisserie?

Je n'ai jamais fait de cours de pâtisserie. En Suisse, il n'y en a pas énormément. On trouve des ateliers pour créer des cupcakes, mais rarement de belles pâtisseries françaises. Je me suis toujours débrouillée toute seule. Je me suis lancée avec un gâteau très simple, puis avec des macarons et finalement des créations plus élaborées. La cerise sur le gâteau est de voir le sourire de mes parents ou de voir mes amis les goûter.

Il y a aussi beaucoup de réactions sous vos publications Instagram.

Je ne m'attendais pas à autant! J'avais environ 1000 abonnés supplémentaires minimums par mercredi. C'est peut-être car je suis la première Suissesse à participer à l'émission. Les Romands devaient être assez fiers et mes origines albanaises ont aussi joué dans la balance.

Quel était votre état d'esprit tout au long de la compétition?

Il faut savoir que j'y suis allée avec beaucoup de fun et je me suis donnée un maximum. Si je ratais quelque chose, tant pis. C'est un gâteau, ça arrive et j'en rigolais plus qu'autre chose. Avec Mohamed, on se demandait lors des épreuves de Mercotte (ndlr: épreuve technique où il faut réaliser un grand classique de la pâtisserie française ou étrangère en suivant scrupuleusement la recette fournie) lequel de nos plats était le plus moche. (Rires.) Après, on était très fiers de nous lorsque ça marchait.

Vous n'avez pas eu de regrets lors de votre élimination?

Du tout. Je ne voulais juste pas partir la première. Je suis super-fière.

Absolument aucun regret de ce passage à la télévision?

(Elle réfléchit.) Peut-être que parfois je parlais trop. Il y a eu des jours où je ne m'arrêtais pas et j'aurais peut-être pu me concentrer un peu plus.

Comme le jour où vous n'avez pas su où se trouvait la clavicule?

(Elle éclate de rire.) J'aimerais clarifier un truc. Tous les téléspectateurs ont dû se demander pourquoi j'ai dit ça. J'étais juste très concentrée sur mon travail. Il fallait que je me donne à fond, car je n'avais pas brillé lors de la première épreuve. Le journaliste me parlait constamment et la caméra était non stop braquée sur mon visage. A un moment, je n'arrivais plus du tout à suivre. On aurait pu me demander 2 + 2, je n'aurais pas su y répondre non plus. (Rires.)

Où en êtes-vous avec vos études à la Haute École Pédagogique de Lausanne?

J'ai un programme personnalisé. J'ai un semestre qui est très léger et le prochain le sera nettement moins.

Vous avez pas mal de projets en cours?

Exactement. Actuellement, je suis sur une tournée avec la Migros dans toute la Suisse romande. Je vends trois créations différentes. On fait environ 600 pièces avec deux autres personnes la veille de l'événement. C'est énorme en travail, mais au final tout se vend. Je suis ravie.

Vous pensez à ouvrir votre propre établissement?

C'est un futur projet. Cela a toujours été un rêve. J'ai l'impression qu'avec le «Meilleur pâtissier», cela peut se réaliser. J'aimerais un petit établissement à Lausanne. Surtout qu'il n'y a pas beaucoup d'endroits où l'on peut trouver des pâtisseries françaises.

La finale du «Meilleur pâtissier» a lieu ce soir sur M6 à 21 h 05. Les trois candidates restantes sont Camille, Sophie et Stéphanie. Est-ce mérité?

C'est très mérité. De plus, il n'y a pas une personne qui est mise plus en avant.

Pouvez-vous nous dire une qualité de chaque finaliste?

Stéphanie est une personne très rigoureuse. Elle a toujours fait les choses parfaitement et à la lettre. En très peu de temps, elle réussit à faire des choses splendides. Par exemple, pour les épreuves de Mercotte, c'était toujours un parfait copier-coller. Concernant Camille, elle est très créative. Elle déborde d'imagination et est aussi très talentueuse. Et Sophie a un mental d'acier et est surtout exceptionnelle lorsqu'il s'agit d'associer des goûts spéciaux.

Qui selon vous va gagner et pourquoi?

Est-ce que je peux dires les trois? (Rires.) Je les aime les trois énormément et elles ont toutes une chance de gagner. (Elle réfléchit.) L'une d'entre elles sortait tout de même un peu du lot. Je ne vais pas citer le nom du vainqueur, car j'ai assisté à la finale, mais je peux vous dire que la gagnante du «Meilleur pâtissier» mérite son titre si l'on ne se concentre que sur le côté pâtisserie. Elle s'est vraiment donnée à fond.

Fabio Dell'Anna

Créé: 27.11.2019, 09h56

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