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Télévision «J'espère que l'actualité sera clémente»

Après les Alémaniques, c’est aux Suisses italiens que la RTS donne les clés du «19:30». Interview avec celle qui prendra, mardi, la place de Darius Rochebin, la Tessinoise Francesca Mandelli.

Francesca Mandelli présentait l'édition principale du «Telegiornale» depuis 2011.

Francesca Mandelli présentait l'édition principale du «Telegiornale» depuis 2011. Image: Loreta Daulte

Alors que les équipes de la Radiotelevisione svizzera di lingua italiania viennent produire, monter et réaliser le «19:30» en français, des journalistes de la Télévision romande font de même avec le «Telegiornale». Et pour présenter en italien les informations, c’est Michel Cerutti
qui s’y colle. En mars 2013, le JT de la RTS avait déjà fait un échange avec celui de la SRF. Olivier Dominik était à l’antenne du «Tagesschau», alors que les Alémaniques nous avaient envoyé Urs Gredig. (Image: Laurent Bleuze)

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Un charmant accent suisse italien se glissera à l’antenne de la RTS, demain mardi sur le coup de 19 h 30. Francesca Mandelli, présentatrice à la RSI de la principale édition du «Telegiornale», s’assiéra en effet dans le fauteuil de Darius Rochebin dans le cadre d’un échange entre les Télévisions romande et suisse italienne. L’occasion de faire connaissance avec cette maman de deux enfants (un garçon de 12 ans et une fille de 9 ans), habitant Comano – «le quartier de la colline de Lugano», précise-t-elle – et qui a un faible pour Genève.

La superstar de l’info au Tessin, c’est vous?

Oh non! Je présente l’édition principale de 20 h, le «Telegiornale», depuis 2011. Et avant j’occupais la tranche de midi. Mais je ne suis pas la seule à le faire. Et, en Suisse italienne, la figure historique, c’est Roberto Cattaneo, qui présente le journal depuis quinze ans.

C’est en voyant les Romands et les Alémaniques échanger leur place en 2013 que les Suisses italiens ont réclamé que ce soit leur tour?

La SSR avait déjà mis en place le même exercice entre les Alémaniques et nous. C’était en mars. Mais je n’y avais pas participé.

Stressée de prendre les clés du «19:30»?

Je me réjouis! Je suis ravie, c’est une très belle expérience. Et c’est notamment la possibilité de connaître les collègues romands. Mais je suis aussi stressée. J’espère que mardi l’actualité sera clémente avec moi, qu’il n’y ait pas une grosse nouvelle qui tombe au milieu du journal. Ça m’angoisserait de devoir improviser en français.

Pourtant vous le maîtrisez très bien. Où l’avez-vous appris?

J’ai fait mes études de lettres à l’Université de Genève. Et j’y suis restée encore un peu après. J’y ai habité six ans, en tout. C’est une ville que j’aime beaucoup, car j’y ai passé une période très belle de ma vie. Mon beau-frère est Genevois et j’ai encore beaucoup d’amis qui y vivent. Mais bien sûr, je sais que Genève n’est pas la Suisse romande. Ce n’est qu’une partie.

Quel regard portent les journalistes suisses italiens sur la Suisse romande?

Nous suivons l’actualité romande dans une optique nationale. Mais c’est vrai que nos correspondants, Massimo Isotta et Vera Pellandini, savent très bien nous raconter la réalité romande également du point de vue de la société, des coutumes et de la culture.

Ce sont deux régions latines. Mais sont-elles si proches que cela?

Je crois qu’il y a des affinités entre les Suisses italiens et les Suisses romands. Nous sommes des minorités, nous sommes sensibles à la représentativité de nos deux régions à Berne. Plus spécifiquement, il y a des affinités entre Genève et Lugano, ce sont deux centres financiers. La thématique des frontaliers est aussi un sujet que nous avons en commun. Mais la réalité est un peu différente pour le Tessin: Lugano n’est qu’à quarante minutes de Milan, et la Lombardie est l’une des zones les plus industrialisées d’Europe.

Avez-vous déjà des idées de sujets pour mardi?

Il y aura un grand format justement sur les places financières de Genève et de Lugano et un reportage sur la solidarité latine.

En matière de télévision, quelles sont les différences entre RSI et la RTS?

Il n’y a pas de grandes différences, puisqu’elles sont toutes deux issues de la SSR. «Il Quotidiano», l’actu régionale, est à 19 h, mais le téléjournal est à 20 h chez nous. Nous avons le débat du lundi, «60 minuti», une émission d’enquête le jeudi, «Falò», l’«ABE» tessinois le vendredi, «Patti chiari», etc. Sans pour autant négliger le divertissement, RSI investit sur une information régionale, nationale et internationale de qualité, tel que l’exige le mandat de la SSR. Mais c’est aussi pour se différencier de la concurrence des chaînes italiennes.

Quel est votre sentiment sur le fait de laisser votre siège à Michel Cerutti?

Ça me fait plaisir. Dommage que nous ne nous croisons pas d’ailleurs, même si nous avons eu quelques contacts. A Lugano, ils sont prêts à accueillir les collègues romands. Et tout le monde est très content.

Les téléspectateurs étaient très contents de la doublure alémanique de Rochebin, Urs Gredig. Si on vous le demande, vous restez à la RTS?

(Rires) Ça serait un peu difficile, à cause de la langue, même si j’aimerais bien vivre à Genève. Mais ma vie et ma famille sont à Lugano.

Créé: 24.11.2014, 07h22

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