Lundi 21 août 2017 | Dernière mise à jour 10:04

Mouvement La grève à France Télévisions «très suivie» par les salariés

Le mouvement de grève de 24h, mardi à France Télévisions, était «très bien suivi» par les salariés, selon les syndicats, qui protestent contre le plan d'économies «drastique» décidé par la direction.

Selon les informations collectées par les syndicats, il ne devait pas y avoir de JT sur France 3 Amiens, Reims, Clermont-Ferrand, Nice, Brest, Le Havre, Rouen et Lyon.

Selon les informations collectées par les syndicats, il ne devait pas y avoir de JT sur France 3 Amiens, Reims, Clermont-Ferrand, Nice, Brest, Le Havre, Rouen et Lyon. Image: AFP

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La direction de France Télévisions assure que le taux de grévistes était d'environ 24% à la mi-journée. Un mouvement de grève précédent organisé le 2 octobre pour protester contre les restrictions budgétaires en 2013 avait recueilli un taux de grévistes de 16%.

Selon Antoine Chuzeville, secrétaire adjoint du comité central d'entreprise de France Télévisions, le taux de grévistes tournait autour de 50% chez les journalistes et était supérieur chez les autres salariés. Le 2 octobre, les syndicats mentionnaient un taux de grévistes de 30%.«Il y a une très forte mobilisation. On est très surpris», assurait Marc Chauvelot, secrétaire général du SNRT-CGT.

Selon les informations collectées par les syndicats, il ne devait pas y avoir de JT sur France 3 Amiens, Reims, Clermont-Ferrand, Nice, Brest, Le Havre, Rouen et Lyon. L'édition nationale de France 3 se limitait à un JT en images à midi, après un «best of» du magazine «Midi en France», au lieu du direct traditionnel. Le tournage d'un film a été arrêté à Marseille.

Sur France 2, à la place du magazine «C'est au programme» présenté le matin en direct par Sophie Davant, la chaîne a proposé une rediffusion. France 4 et France Ô n'ont pas été perturbées, selon la direction.

«Gestion défaillante»

La CGT, la CFDT, FO et le SNJ avaient appelé à cette grève pour dénoncer une «gestion défaillante» et une mise en œuvre «calamiteuse» de l'entreprise unique, initiée en 2010. «Ce mouvement de grève, c'est un gros coup de colère autant envers la direction de la tutelle (le ministère de la Communication, ndlr) qu'envers la direction. La tutelle parce qu'elle impose la baisse de budget, la seconde parce qu'elle met en place un plan d'économies drastiques», a commenté M. Chauvelot.

Autre source majeure d'inquiétude, le plan de départs volontaires à venir qui va toucher jusqu'à 1000 salariés, soit 10% des effectifs. Les incertitudes autour de la stratégie de la chaîne régionale France 3 pèsent aussi, alors que des plans d'économies prévoient des suppressions temporaires ou définitives d'éditions locales d'information.

Baisse du budget

Près de 200 salariés de France Télévisions, dont certains venus des bureaux régionaux, s'étaient rassemblés mardi devant le siège de France Télévisions, à Paris (XVe) pour faire entendre leur voix. Dans l'après-midi, le PDG du groupe Rémy Pflimlin devait s'exprimer sur sa stratégie d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

Cette grève intervient en pleine négociation entre le ministère de la Communication et la direction de France télévisions autour du contrat d'objectifs et de moyens (COM), alors que le groupe de 10'000 salariés sera confronté en 2013 à une baisse de son budget de 85 millions par rapport à 2012, à 2,45 milliards d'euros. Lundi, M. Pflimlin a été reçu par Aurélie Filippetti, six jours après les déclarations fermes de la ministre de la Communication à l'encontre du PDG, qu'elle a sommé de présenter un «plan stratégique avec des missions de service public».

Les deux responsables ont abordé l'évolution de France 3 et sa mission de proximité, mais aussi celle du positionnement de France 4 et de France Ô.

(afp/nxp)

Créé: 18.12.2012, 15h00

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