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TV Le nouvel âge d'or de l'Anthologie

Depuis 2011, la mode est relancée. Dernière à l’adopter: «Seven Seconds», une série choc qui arrive aujourd'hui sur Netflix.

Lexique

Une anthologie est une série qui raconte une histoire complète, sur un épisode ou sur une saison. Une certaine homogénéité doit exister (une thématique ou un narrateur commun, par exemple). «Alfred Hitchcock présente», est la première à établir ce format en 1955. (Image: DR)

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Lancé dans les années 1950 à la télévision, ce format avait ensuite été critiqué par les chaînes en raison d’une fidélisation trop faible du téléspectateur. Depuis 2011, la mode est relancée. Dernière à l’adopter: «Seven Seconds», une série choc qui arrive demain sur Netflix.

«SEVEN SECONDS»

On l’appelle déjà le «True Detective» de Netflix. Les 10 épisodes de «Seven Seconds» débarquent aujourd'hui sur la plate-forme, avec comme carte de visite un trailer oppressant et le nom de la productrice de «The Killing» (version US), Veena Sud, sur son affiche.

Chaque saison s’intéressera à une histoire. Celle de la première? Les scénaristes ont puisé dans l’actualité pour raconter comment la mort d’un garçon afro-américain de 15 ans à Jersey City entraîne le camouflage d’un scandale policier et une recherche de la vérité.

«AMERICAN HORROR STORY»

C’est elle qui a relancé le format de l’anthologie, en 2011. Après «Alfred Hitchcock présente» et «La quatrième dimension» dans les années 1950-1960, il y a eu des tentatives, presque toutes oubliables. Avec «American Horror Story» («AHS»), Ryan Murphy, son créateur, a choisi de ne pas poursuivre l’histoire de ses personnages sur plus d’une saison mais de capitaliser sur l’exploitation du genre horrifique à travers des lieux ou des figures, telles la maison hantée (saison 1), les sorcières (saison 3) ou les clowns (saison 7). Après «AHS», le format s’est ouvert à d’autres genres, comme le récit criminel avec «American Crime Story» (affaire O.J. Simpson, meurtre de Gianni Versace), aussi de Ryan Murphy.

«TRUE DETECTIVE»

Avec la série de Nic Pizzolatto, l’anthologie a pris une envergure cinématographique, en janvier 2014 sur HBO. La saison 1 de «True Detective», composée de huit épisodes, peut être vue comme un très long-métrage, avec une image léchée et surtout deux acteurs de renom: Woody Harrelson et Matthew McConaughey. Pizzolatto sachant où il va et quand il la terminera, l’histoire est parfaitement ficelée. Bien que la saison 2 mise sur Colin Farrell et Vince Vaughn, l’accueil critique est mitigé. Une saison 3 avec une nouvelle intrigue et Mahershala Ali («Moonlight») au casting est annoncée pour 2019.

«FARGO»

Surfant sur la vague, la chaîne FX a lancé en avril 2014 la série adaptée du film «Fargo» des frères Coen. Là aussi, c’est une saison, une intrigue, mais aussi de nouveaux personnages et un changement d’époque entre la saison 1 (2006) et la saison 2 (1979) et la saison 3 (2010). Et là encore, des stars du cinéma ont répondu présent: Billy Bob Thornton, Martin Freeman, Kirsten Dunst ou encore Ewan McGregor. La saison 4 pourrait arriver en 2019.

UNE ANTHOLOGIE D’HORREUR

Hulu a commandé pour octobre une série de 12 épisodes autonomes à Blumhouse, spécialiste de l’horreur bon marché («Paranormal Activity», «Get Out» ou encore tous les volets de «Insidious», ici en photo). Si on en parle, c’est parce que la plate-forme de streaming, forte de ses 17 millions d’abonnés, veut se poser en sérieux concurrent de Netflix depuis que les Emmys ont couronné «The Handmaid’s Tale».

«BLACK MIRROR»

Après l’enlèvement de la princesse royale, le premier ministre britannique est confronté à un énorme et choquant dilemme: il doit avoir un rapport sexuel avec une truie filmé et retransmis en direct sur tous les médias ou la duchesse est tuée… Alors que les Américains savouraient «AHS», les Britanniques voyaient débarquer le 4 décembre 2011 sur Channel 4 une série puissamment originale et poussant au bout de sa logique l’idée du renouvellement. «Black Mirror» est un show dystopique qui montre le devenir contrarié de l’humanité en proie à une technologie envahissante et dont chaque épisode est indépendant. Jouissant d’une liberté totale, la série varie les genres sous un angle souvent satirique et la durée (de 41 minutes à 1 h 29). Les 18 épisodes sont inégaux mais l’ensemble forme une réussite saisissante. Depuis 2016, «Black Mirror» est produite par Netflix.

Créé: 23.02.2018, 11h00

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