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Proche-Orient Un match à hauts risques entre Jérusalem et un club arabe

Des centaines de policiers sont venus surveiller la rencontre entre deux clubs de foot. Vendredi, les autorités ont décidé de lever l'interdiction de la tenue du jeu.

Certains supporteurs du Beitar Jérusalem ont des antécédents de violences racistes et ont parfois, dans le passé, affronté des supporteurs du club arabe israélien de Sakhnin.

Certains supporteurs du Beitar Jérusalem ont des antécédents de violences racistes et ont parfois, dans le passé, affronté des supporteurs du club arabe israélien de Sakhnin. Image: Keystone

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Des milliers de spectateurs se pressaient ce dimanche 23 novembre sous l’œil de centaines de policiers pour assister à un match entre le Beitar Jérusalem et le Bnei Sakhnin, seul club arabe du Championnat d'Israël, une rencontre à hauts risques communautaires dans la ville arabe de Sakhnin (nord).

Match d'abord interdit

La police israélienne a décidé ce vendredi 21 novembre d'autoriser la tenue de ce match de championnat, qu'elle avait préalablement interdit dans un contexte de fortes tensions entre juifs et Arabes israéliens.

Certains supporteurs du Beitar Jérusalem ont des antécédents de violences racistes et ont parfois, dans le passé, affronté des supporteurs du club arabe israélien de Sakhnin.

Dimanche soir, 700 policiers étaient déployés autour du stade, dont des unités anti-émeutes et des garde-frontières, a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, ajoutant que 200 gardes de sécurité privée patrouillaient également dans le stade où attendaient 5000 spectateurs.

Supporteurs limités

La police a limité le nombre de supporteurs du Beitar autorisés à assister au match. Selon un photographe de l'AFP présent sur les lieux, quelque 600 d'entre eux ont pu entrer dans le stade.

Les supporteurs du Beitar agitaient des drapeaux israéliens, tandis qu'une dizaine de fans du club de Sakhnin faisaient de même avec un drapeau palestinien.

Aucun acte de violence n'a pour l'instant été rapporté.

Le Beitar puise ses racines dans l'histoire de la droite ultra-nationaliste israélienne. Ses supporteurs sont connus pour leur fréquents dérapages racistes anti-arabes, qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club. La signature de deux joueurs tchétchènes en janvier 2013 avait déclenché des réactions de haine.

Le club de Sakhnin a été condamné en octobre à 15.000 shekels (environ 3.100 EUR) d'amende pour avoir rendu hommage lors d'une cérémonie sur le terrain à Azmi Bishara, ancien député arabe israélien qui a fui Israël en 2007 après avoir été accusé de collaborer avec le Hezbollah libanais, l'un des grands ennemis d'Israël.

Bnei Sakhnin joue au Doha Stadium, un stade dernier cri construit en 2005 grâce au financement du Qatar.

(afp/nxp)

Créé: 23.11.2014, 21h02

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