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Suisse 1,20 franc pour un euro: la BNS garde le cap

Thomas Jordan a estimé qu'il n'était pas nécessaire d'agir à la lumière du recul du franc qui a retrouvé ses niveaux de janvier 2015.

Thomas Jordan refuse d'agir dans la précipitation.

Thomas Jordan refuse d'agir dans la précipitation. Image: Keystone

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La Banque nationale suisse n'est «pas pressée» d'ajuster sa politique monétaire après la récente dépréciation du franc par rapport à l'euro. Jeudi, la devise helvétique a franchi la barre symbolique de 1,20 franc pour un euro pour la 1ère fois depuis janvier 2015.

«Il n'y a pas lieu d'entreprendre quoi que ce soit en ce qui concerne la politique monétaire en ce moment», a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi sur Bloomberg TV, le président du directoire de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan.

Jeudi après-midi, la devise helvétique avait franchi la barre symbolique de 1,20 franc pour un euro pour la première fois depuis janvier 2015 et la levée par la BNS du taux plancher fixé en septembre 2011. Vendredi à 7h17, la paire de devises s'échangeait à 1,19983.

Toujours une valeur refuge

Évoquant une situation «toujours délicate», le président de la BNS estime que la dépréciation du franc va «dans la bonne direction» mais souligne que la devise helvétique représente toujours une valeur refuge et qu'à ce titre, elle est susceptible à fluctuer d'un jour à l'autre.

Se disant «convaincu que la politique monétaire actuelle est toujours nécessaire», il a affirmé que tant que l'inflation resterait basse, l'institut d'émission ne changerait pas son fusil d'épaule.

La banque centrale helvétique applique deux mesures pour éviter un renchérissement trop important du franc: des taux d'intérêt négatifs, avec un taux appliqué aux avoirs à -0,75% et une marge de fluctuation du Libor à trois mois de -1,25% à -0,25%, ainsi qu'une intervention sur le marché des changes où la BNS achète principalement des euros pour affaiblir le franc.

Sans s'exprimer spécifiquement sur la politique de la Banque centrale européenne (BCE), Thomas Jordan estime que la normalisation monétaire de la part des «principales banques centrales» est un signal positif qui va «aider les économies plus modestes et leur donner plus de marge de manœuvre dans le futur».

(ats/nxp)

Créé: 20.04.2018, 09h39

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