Vendredi 15 novembre 2019 | Dernière mise à jour 12:58

Web Le juste prix, version suisse

Un site de vente romand a le même nom que le célèbre jeu télévisé. La reprise de l’émission de Lagaf’ sur TF1 a boosté le nombre de visites.

Image: dr

Le retour, hier soir, de l’émission présentée par Lagaf’ fait
les affaires de deux Vaudois.

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«Quand on a créé notre société, on se disait en plaisantant que ce serait chouette que le jeu télévisé revienne!» Emilie Amaron a ouvert fin septembre 2014 Lejusteprix.ch, un site Internet de vente événementiel, qui propose un produit par jour à prix cassé. Pour se démarquer de ses concurrents, la Morgienne de 25 ans a l’idée de proposer tous les jours un concours qui permet de deviner le prix de vente du produit du lendemain. Pendant 20 secondes, l’internaute découvre l’article et peut faire des propositions pour trouver la somme exacte. Parmi les bonnes réponses, un gagnant remporte chaque jour l’objet en question. «Quand nous avons eu l’idée du concept, le nom de «juste prix» s’est imposé naturellement, car il fallait justement trouver le prix juste des objets.» Renseignements pris, l’entrepreneuse et son associé découvrent que Lejusteprix.ch est disponible et que la marque Le Juste Prix n’est pas protégée en Suisse, uniquement en France. Ils font donc les démarches pour la déposer de ce côté-ci de la frontière.

Depuis sa création, le site vit son petit bonhomme de chemin, avec une moyenne de 2000 visiteurs par jour. Mais, depuis quelques semaines, les Vaudois constatent une augmentation du nombre de visites. Augmentation qui correspond avec l’annonce de la reprise du célèbre jeu télévisé de TF1 après plus d’une année d’interruption. La première a eu lieu hier soir, à 19 h, avec Lagaf’ aux commandes.

Erreurs de destinataire

Une coïncidence qui ravit évidemment les entrepreneurs, même s’ils ont reçu quelques messages destinés à l’émission. «Des personnes nous écrivaient pour souhaiter une bonne année à Lagaf’, sourient-ils. Nous ne voulons pas les induire en erreur et leur répondons en expliquant la différence.» Emilie Amaron est persuadée d’être dans son bon droit avec le nom de son entreprise, et n’a pas été contactée par TF1 jusqu’à présent. Pour Jacques de Werra, professeur de droit de la propriété intellectuelle à l’Université de Genève, l’affaire n’est pas nécessairement simple. «Il convient de se demander si cet acte est contraire à la bonne foi en affaires, soit en particulier si cela crée un risque de confusion entre les deux entités au sein du public. Même si les termes utilisés sont descriptifs, il faut déterminer si ceux-ci sont automatiquement rattachés à l’émission de télévision dans l’esprit du public.» Mais, avant de décider d’entreprendre une action pour récupérer le nom, TF1 devrait également faire la pesée des intérêts, afin de déterminer l’opportunité et l’impact négatif de celle-ci.

Créé: 13.01.2015, 13h41

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