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Prévisions conjoncturelles Le vote sur l'immigration pourrait freiner la croissance

Les économistes du Credit Suisse craignent les effets de l'initiative sur l'immigration de masse sur la conjoncture. Selon eux, l'initiative pourrait mener dès 2015 à une baisse des investissements et à une retenue dans l'embauche.

Image: ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

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Les économistes du Credit Suisse tablent toujours sur une croissance du produit intérieur brut de la Suisse de 2% en 2014, mais prévoient un ralentissement dès 2015.

Les experts de la grande banque sont plus pessimistes que ceux mandatés par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) quant à l'impact de l'acceptation en février de l'initiative de l'UDC sur l'immigration. Dans leur moniteur trimestriel publié mardi, ils mettent en garde contre un ralentissement de l'économie à moyen et long terme.

L'économie suisse a profité l'an dernier d'un «supercycle», dû à l'immigration, au boom immobilier et au bas niveau des taux d'intérêt, indique le Credit Suisse. Ces facteurs devraient continuer de générer une solide croissance en 2014 de 2%. Mais dès 2015, la banque s'attend à un ralentissement de la croissance à 1,8%.

A titre de comparaison, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,2% cette année et de 2,7% l'an prochain. Pour 2014, la prévision a toutefois été revue en légère baisse. En décembre, les experts du SECO misaient encore sur une progression de 2,3%.

Incertitudes reconnues

A la suite de l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse, certaines incertitudes quant aux relations de la Suisse avec l'UE ont vu le jour, reconnaissent les experts du SECO dans leurs prévisions publiées mardi également. Mais actuellement, il est difficile de mesurer dans quelle mesure la nouvelle donne compliquera l'embauche de main-d’œuvre étrangère.

Les conséquences économiques à long terme ne sont également guère quantifiables. En raison de ces incertitudes, les investissements des entreprises risquent toutefois de diminuer dans les trimestres à venir. Un tel ralentissement pourrait freiner la dynamique conjoncturelle et l'emploi, selon le SECO.

Baisse de l'embauche

Les experts du Credit Suisse se montrent plus pessimistes dans leurs scénarios. L'initiative pourrait mener à une baisse des investissements et à une retenue dans l'embauche, estiment-ils. Le recul de la performance économique pendant la phase de transition de trois ans avant l'introduction du nouveau système de quotas se monterait à environ 1,2 milliard de francs ou 0,3%, selon eux.

Les économistes du numéro deux bancaire helvétique s'attendent dans ce cas à 80'000 créations d'emplois en moins durant ces trois ans. A long terme, mettent-ils en garde, les taux de croissance de 2% pourraient appartenir au passé. Et la croissance de l'emploi serait divisée par deux, mettant fin à l'embellie dont bénéfice la Suisse actuellement. (ats/nxp)

Créé: 18.03.2014, 14h42

Conjoncture

Le SECO anticipe une croissance du PIB de 2,2%

Le groupe d'experts de la Confédération anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,2% cette année et de 2,7% l'an prochain.

Pour 2014 la prévision de croissance du PIB a toutefois été revue en légère baisse. En décembre, les experts du SECO misaient encore sur une progression de 2,3%.

Dans le sillage d'une conjoncture mondiale qui s'éclaircit progressivement, le commerce extérieur devrait recommencer à livrer des impulsions positives à la conjoncture en Suisse, écrit mardi le SECO. La demande intérieure devrait pour sa part rester relativement robuste.

Toutefois, d'importantes différences entre régions géographiques vont persister. Aux Etats-Unis, en particulier, la dynamique conjoncturelle continue d'élargir son assise et l'économie américaine devrait afficher une croissance vigoureuse en 2014 et 2015.

Amélioration en zone euro

Dans la zone euro, une amélioration se dessine, attestant d'un début de reprise. La profonde récession semble ainsi en passe d'être surmontée, même dans les pays durement touchés par la crise de la dette, estiment les experts du SECO.

L'évolution de la conjoncture de nombreux pays émergents reste en revanche irrégulière. Ceux-ci ont notamment essuyé une nouvelle vague de sorties de capitaux à l'amorce du virage opéré début 2014 par les Etats-Unis en matière de politique monétaire. (ats/nxp)

Conjoncture

Les prix à la consommation ont baissé en janvier

L'indice des prix à la consommation se situe à 98,6 points (base décembre 2010 = 100). Il avait progressé de 0,1% en décembre, et s'était également replié de 0,3% en janvier 2013.

Le recul de l'indice en janvier est dû principalement aux soldes dans le secteur de l'habillement, aux baisses de prix des voyages à forfait et aux réductions de primes d'assurances maladie privées. Des hausses de prix ont été par contre enregistrées avant tout pour les nuitées dans les hôtels, l'énergie et les denrées alimentaires.

Dans le détail, l'indice du groupe principal habillement et chaussures affiche la plus forte baisse durant le mois sous revue, de 9,3%. Ceux des groupes principaux autres biens et services (qui incluent les primes d'assurances maladie privées), loisirs et culture, équipement ménager et entretien courant, ainsi que communications ont aussi reculé, de 1,6% pour le premier à 0,1% pour le dernier.

Les indices des groupes principaux restaurants et hôtels, boissons alcoolisées et tabac, alimentation et boissons non alcoolisées, logement et énergie, de même que transports, ont en revanche progressé, de 1,6% pour le premier à 0,1% pour le dernier.

Le swiss made renchérit

Les prix des produits du pays ont augmenté de 0,1% par rapport au mois précédent, alors que ceux des produits importés ont baissé de 1,3%. En rythme annuel, les prix des produits du pays ont progressé de 0,5%, alors que ceux des produits importés accusaient une baisse de 1,1%. (ats/nxp)

Conjoncture 2014

Notre croissance devrait s'accélérer selon UBS

Accélération de la croissance économique en 2014. C'est ce à quoi s'attend UBS pour l'année à venir, en dépit du résultat sorti des urnes hier.

Les experts de la première banque ont répété lundi ce qu'ils avaient déjà annoncé le 21 janvier dernier. Ils anticipent en effet désormais une progression du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse de 2,1% cette année, contre 2% «seulement» précédemment.

A l'horizon de fin 2014, les conditions cadres ne devraient pas être modifiées par l'acceptation du texte de l'UDC, et la perspective de la réintroduction de contingents de travailleurs. «Les effets sur la croissance économique resteront marginaux», estime Daniel Kalt, chef économiste d'UBS pour la Suisse.

Daniel Kalt ne prévoit pas non plus l'émergence d'une quelconque retenue de la part des entreprises en matière d'investissements, à court terme du moins. Il s'agit d'un processus lent qui s'étale sur plusieurs années, rappelle l'économiste.

Affaiblissement du franc

L'incertitude créée par le «oui» de dimanche pourrait en revanche influencer le cours du franc. L'évolution irait dans le sens d'un affaiblissement de la devise helvétique. «Ce qui constituerait plutôt une bonne nouvelle pour l'économie suisse», précise Daniel Kalt.

Pour l'an prochain, UBS escompte une croissance économique plus forte encore, à 2,4% (contre 2,3% auparavant), favorisée par la reprise conjoncturelle dans la zone euro notamment.

Outre la dynamique chez les grands voisins (Allemagne et France en tête), la vigueur attendue dépendra de la consommation des ménages, ainsi que de l'augmentation des exportations et des investissements en biens d'équipement. Ces trois facteurs devraient afficher en 2014 une hausse respective de 1,7%, de 4,6% et de 4,3%.

Chômage stable

La légère augmentation du nombre des chômeurs en cours depuis deux ans et demi maintenant devrait, quant à elle, s'interrompre. Le taux de chômage moyen se fixera à 3,3% cette année, puis à 3,2% en 2015 (soit le même niveau que l'an dernier).

Le taux d'inflation devrait s'accroître, à la faveur de l'accélération de la croissance économique. Il atteindra, selon UBS, 0,5% en 2014, et 1,1% l'an prochain. (ats/nxp)

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