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Tourisme Les nuitées progressent de nouveau en Suisse

Les nouvelles stratégies de la Fédération suisse du tourisme (FST) visent à reconquérir de nouveaux marchés après la fin de l'hémorragie touristique en Suisse constatée ces derniers mois.

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L'hémorragie des nuitées a été arrêtée. Sans que le franc ne retrouve son cours d'origine vis-à-vis de l'euro, ni que l'économie ne reparte franchement dans la zone euro d'où sont issus la plupart des visiteurs étrangers.

La saison hivernale 2012-2013 a été marquée par un rebond, de même que celle de l'été (croissance attendue entre 2 et 3%). Certes, l'entre-saison a marqué le pas, plombé par une météo très défavorable qui l'a fait plonger dans les chiffres rouges.

Objectif: 2% de croissance en 2013 et 2014

Mais sur l'ensemble de l'année, 2013 devrait présenter un bilan en progression, contredisant les prévisions des experts qui voyaient au mieux la situation se stabiliser. Tous les regards se tournent dès à présent vers 2014, afin de savoir si le retour à la croissance va se confirmer ou si l'embellie était passagère.

Lors de l'assemblée générale de la Fédération suisse du tourisme, qui s'est tenue mercredi 28 août à Morat, le président de l'instance, Dominique de Buman, se montre «modérément optimiste»: «On aimerait atteindre 2%» pour les deux exercices 2013 et 2014.

Une reprise qui serait salutaire après cinq années de chute: entre 2008 et 2012, les nuitées hôtelières ont dégringolé de 7%. Et le secteur parahôtelier a connu la même évolution.

Les difficultés du tourisme alpin

Le tourisme alpin de loisirs a été le plus touché, avec 13% de baisse. Cette tendance de long-terme ne permet pas de pointer du doigt une météo capricieuse (manque de neige en hiver ou de soleil en été), comme c'est possible sur une saison. Là, c'est un vrai trend baissier qui est observé. Et qui impacte également les remontées mécaniques, les activités de loisirs dans les stations et le commerce d'altitude. Toutes ces branches se trouvent aujourd'hui dans une situation délicate financièrement.

L'urgence n'est pas la même pour le tourisme urbain, qui a réussi à maintenir ses chiffres sur la même période, profitant notamment de la bonne santé de l'économie suisse en comparaison de ses voisins.

Suisse Tourisme avait d'ailleurs communiqué sur le tourisme urbain voici quelques mois avec une campagne, et notamment cette vidéo.

Des sites renommés vers les autres régions

Pour relancer l'activité, le Conseil fédéral a, après un rapport présenté en juin, réfléchi à un programme d'impulsion pour la période 2016-2019. «La Suisse a un potentiel touristique immense», affirme le ministre de l'Economie, Johann Schneider-Ammann.

L'une des pistes privilégiées par ce programme d'impulsion consisterait à jouer sur les atouts majeurs puis de surprendre le visiteur en l'incitant à prolonger son séjour dans des secteurs moins renommés à l'étranger. Pour Johann Schneider-Ammann, il convient d'attirer les touristes en Suisse via les sites les plus réputés... et de leur donner envie d'explorer le reste du territoire pour y découvrir des destinations moins connues.

Favoriser les sports de glisse

Pour relancer le tourisme hivernal, une offensive en faveur des sports de glisse sera aussi lancée. Difficile de rivaliser à court terme avec les domaines géants des Alpes françaises (même si certaines stations valaisannes y sont associées). Mais une relance de l'offre en matière de ski de piste, de snowboard et de ski de fond pourrait inciter les visiteurs étrangers à opter pour les chalets suisses à nouveau.

Un autre axe de travail réside dans des collaborations intercantonales. Une démarche de ce type a été initiée depuis quelques années entre six cantons (du Jura à Soleure en passant par Neuchâtel, le Jura bernois, Fribourg et Vaud) pour créer une destination «Jura et Trois-Lacs». C'est le conseiller aux Etats Hans Stöckli qui a pris la présidence de cette entité.

Le Jura et son piémont travaillent de concert

De Delémont à Nyon, en passant par les crêtes jurassiennes et le piémont, on s'appuie sur l'épine dorsale du massif jurassien tout en présentant une grande diversité: deux langues, trois régions touristiques, de multiples offices locaux. En coordonnant les politiques touristiques, le but des responsables est de proposer un produit cohérent et complet, avec le slogan «Les pieds dans l'eau, la tête dans les sapins».

Un slogan décliné dans tous les supports de communication, et notamment dans cette vidéo de promotion.

Mais la démarche a exigé du temps. Les premiers contacts en ce sens sont nés voici près de deux décennies, lors des prémices de la préparation de l'Expo02. Et il aura fallu encore dix ans de plus pour aboutir. Mais si cette stratégie portait ses fruits, d'autres régions pourraient s'en inspirer afin de «muscler leur offre» face à la concurrence internationale.

«Ce type de processus demande du temps, de la flexibilité, des ressources financières et humaines, ainsi que des échanges permanents avec toutes les parties prenantes», a expliqué mercredi Hans Stöckli aux membres de la fédération. (nxp)

Créé: 29.08.2013, 08h02

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