Lundi 25 mai 2020 | Dernière mise à jour 13:54

Soutien «Allez-y, prenez des risques!»

Le patron de Hublot, Jean-Claude Biver, a décidé d’apporter son aide aux PME à travers un concours lancé par Swisscom. Il les pousse à foncer et à innover.

Image: Yvain Genevay

CONCOURS

Un sérieux coup de boost. Voilà ce que Swisscom promet à la PME qui remportera son concours Swisscom Business Booster. Un jury sélectionnera les cinq finalistes, puis la grande gagnante. Ce jury est composé de: Jean-Claude Biver (lire ci-contre), René Lüchinger, rédacteur en chef de Blick, Kim Oliver Tokarski, de l’Institut sur le développement des entreprises à la HES bernoise, Gabriela Manser, directrice de la marque alémanique de boissons Goba, et Roger Wütrich-Hasenböhler, responsable PME chez Swisscom. Les spécialistes de Swisscom se déplaceront cinq jours sur le site de la PME gagnante pour analyser son infrastructure et lui prodiguer des conseils pratiques. Le but? Simplifier son quotidien professionnel et l’équiper au mieux pour relever les défis du monde numérique.

Les entreprises peuvent s’inscrire jusqu’au 14 septembre 2014 sur www.swisscom.ch/booster.

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Entre quatre e-mails et deux coups de téléphone, Jean-Claude Biver nous reçoit dans son bureau de la manufacture Hublot, à Nyon. A 65 ans, cet entrepreneur pressé, président du conseil d’administration de la marque horlogère, a envie de soutenir les PME. Il a accepté de faire partie du jury du concours Swisscom Business Booster.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire partie de ce jury?

Tout ce qui touche à la jeunesse, à la formation et à l’éducation m’intéresse. C’est une façon pour moi de redonner tout ce que j’ai reçu. Celui qui vieillit sans redonner sa vision, son expérience, ses succès et ses échecs aussi s’appauvrit. C’est une mission d’encourager l’innovation et de transmettre.

C’est quelque chose que vous faites déjà aujourd’hui?

Je donne une quarantaine de conférences par année dans des universités en Suisse et à l’étranger. Je reçois aussi des étudiants ici, dans mon bureau. C’est une manière pour moi de contribuer à la réussite de chacun. Le but, c’est de donner à l’étudiant rempli de théorie et peut-être de doutes le côté pragmatique. La réussite ne vient pas que de la connaissance. Il faut avoir une attitude d’entrepreneur. Ne pas avoir peur de l’échec, sinon vous ne prenez aucun risque. L’échec est formateur, c’est un processus d’apprentissage. Prenez des risques, recommencez.

Les PME sont donc importantes pour la Suisse?

Elles sont capitales. C’est le tissu artisano-industriel de la Suisse. Les grandes entreprises ne peuvent se construire que sur ce tissu. C’est la trame nécessaire. Chaque fois qu’une PME ferme ou part à l’étranger, c’est un appauvrissement, un trou dans le tissu.

Quels sont les principaux défis pour elles?

Etre ouvertes au monde! On ne peut pas se contenter de la Suisse. Il n’y a que 8 millions d’habitants. Pour exister, vous êtes obligé de penser de manière globale. Le village de la PME d’aujourd’hui, c’est la Terre. L’exportation, c’est la force de la Suisse.

Et vous, ça vous apporte quelque chose?

Ça m’enrichit intellectuellement. On n’est riche que de ce qu’on partage. C’est la satisfaction du devoir accompli. Mon grand bénéfice personnel, c’est de rester au contact de la fraîcheur. Le contact avec des jeunes dynamiques et remplis d’espoir, cela vous maintient jeune.

Un conseil aux futurs participants du concours?

Allez-y! Sachez qu’il faudra énormément de travail et d’obstination. Ne vous découragez jamais. Apprenez de vos échecs et ayez des doutes. N’ayez pas peur de demander de l’aide, ensemble on est plus fort. Entourez-vous de personnes mieux que vous. Sinon elles servent à quoi? Vous devez être le chef d’orchestre, mais vous ne pouvez pas être le meilleur joueur de guitare et de piano à la fois.

Créé: 28.08.2014, 09h20

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