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Négociations La Grèce risque une «profonde récession»

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) juge la situation «très incertaine».

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Un échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers risquerait de replonger le pays dans une «profonde récession» et viendrait entraver l'embellie économique actuelle en Europe centrale, a averti jeudi 14 mai à Tbilissi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

L'institution basée à Londres juge la situation «très incertaine» dans ses nouvelles prévisions économiques, qui incluent pour la première fois la Grèce et qui sont publiées au lendemain de l'annonce d'un retour du pays en récession.

Croissance nulle

La Berd prévoit une croissance nulle du produit intérieur brut (PIB) cette année, après 0,8% l'an dernier, et de 2% l'an prochain. Mais ces pronostics, plus pessimistes que ceux de Bruxelles qui table sur 0,5% cette année, se basent sur un accord entre Athènes et ses partenaires de la zone euro et le FMI qui négocient laborieusement afin de débloquer la dernière tranche de prêts internationaux de 7,2 milliards d'euros pour le pays.

«Ces prévisions deviendraient totalement invalides dans un scénario où» la Grèce «manquerait un remboursement sur sa dette souveraine, introduirait des contrôles sur les mouvements de capitaux, des limites sur les retraits bancaires ou des titres de reconnaissance de dette (pseudo-euros)», sorte de monnaie virtuelle interne destinée à payer les retraites ou les salaires des fonctionnaires, prévient la Berd dans le document publié à l'occasion de sa réunion annuelle organisée à Tbilissi.

«Dans ce cas, la Grèce retomberait probablement dans une profonde récession dont l'ampleur et la durée sont difficiles à évaluer», ajoute la banque fondée en 1991 pour favoriser le passage de l'ex-bloc soviétique à l'économie de marché, qui a promis en mars de lancer un programme d'investissements dans le pays.

Chute d'un quart du PIB

La Grèce a déjà perdu un quart de son PIB au cours de six années d'une récession profonde depuis la fin 2008. L'économie a commencé à relever la tête début 2014 et le pays a alors connu trois trimestres de croissance consécutifs.

Mais elle vient d'être déclarée de nouveau en récession avec un repli de 0,4% de son PIB au quatrième trimestre 2014 puis de 0,2% au premier trimestre de cette année.

«La confiance des entreprises a été lourdement affectée par les craintes d'un défaut de la Grèce sur sa dette extérieure ou même, dans un scénario extrême, d'une sortie de la zone euro», relève la Berd.

(ats/nxp)

Créé: 14.05.2015, 11h56


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